Valeurs Actuelles: Par Frédéric Pons – Le vrai enjeu de la crise syrienne est l’avenir de l’Iran. La fin du régime Assad signifierait son affaiblissement stratégique. Des iraniens sont donc directement engagés.
Bachar al-assad peine à reprendre le contrôle total de la situation, face à son opposition armée qui résiste, surtout au nord du pays, dans la région adossée à la Turquie. Pour en finir au plus vite, il a fait appel à ses alliés, le Hezbollah libanais et les gardiens iraniens de la révolution (les pasdarans) qui, eux-mêmes, auraient beaucoup à perdre dans la chute de leur ami Assad et l’installation à Damas d’un pouvoir sunnite soutenu par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie.
Le camp chiite, le Hezbollah libanais et l’Iran, s’est donc soudé derrière Assad. Ils sont directement engagés dans la répression, comme le prouvent la capture d’officiers iraniens par l’opposition, en août, et la mort récente au combat, en Syrie, de miliciens du Hezbollah.
L’implication directe des Iraniens est confirmée par les informations révélées par l’OMPI (Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran), la principale formation de l’opposition iranienne, que les États-Unis viennent d’enlever de leur liste des organisations terroristes. L’OMPI a identifié les unités envoyées par Téhéran et les noms des officiers des pasdarans. Les interrogatoires de ceux qui ont été faits prisonniers par l’Armée syrienne libre (ASL) ont nourri ces données. Valeurs actuelles s’est procuré la synthèse de renseignements faite par l’OMPI.
En voici des extraits:
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http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/monde/iran-guerre-secr%C3%A8te-en-syrie20121031.html


Iran Focus: Suite aux rumeurs soutenues dans les milieux syriens concernant la mort éventuelle de Ghassem Soleimani, commandant de la Force Qods des pasdaran iraniens, dans l'explosion de mercredi dernier à Damas, leur porte-parole a réagit en cherchant à dissiper les rumeurs. Toutefois, la réaction du "responsable des relations publiques des gardiens de la révolution", le général Ramazan Charif, ne porte pas un démenti catégorique.