IranDroits de l'hommeWashington sanctionne un rouage du système pénitentiaire en Iran

Washington sanctionne un rouage du système pénitentiaire en Iran

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Washington sanctionne un rouage du système pénitentiaire en Iran

AFP – Les Etats-Unis ont ajouté jeudi à leur liste noire financière une des organisations en charge du système pénitentiaire en Iran et notamment de la prison d’Evin, théâtre selon les autorités américaines de « graves violations » des droits de l’homme.

Ces nouvelles sanctions visent l’Organisation des prisons de Téhéran et un de ses anciens dirigeants, Sohrab Souleimani, qui était en fonction en avril 2014 quand des prisonniers politiques ont été passés à tabac pendant « plusieurs heures », indique le Trésor américain dans son communiqué.

L’administration américaine prend soin de préciser que ces mesures sont liées à des « violations des droits de l’Homme » et ne contreviennent pas à l’engagement pris par Washington en juillet 2015 de lever ses sanctions liées au programme nucléaire controversé de Téhéran.

Les États-Unis « font la preuve de leur engagement à tenir le gouvernement iranien pour responsable de la répression continue de son peuple », a commenté John Smith, un des responsables du Trésor cité dans le communiqué.

Dans son briefing quotidien, le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a ajouté que l’Iran continuait à « injustement détenir » des ressortissants étrangers et notamment américains et a appelé à leur « libération immédiate ».

La prison d’Evin abrite de nombreux détenus politiques qui sont soumis, selon le Trésor américain, à des « mauvais traitements » et « des tortures physiques et psychologiques » tout en étant privés d’accès aux soins.

M. Souleimani, devenu cadre du système carcéral national, est par ailleurs le frère du général Ghassem Souleimani, le chef des opérations extérieures des Gardiens de la révolution –l’armée d’élite iranienne— qui figure déjà sur la liste noire américaine, a indiqué M. Spicer.

Aux termes des sanctions annoncées, l’Organisation des prisons de Téhéran et son ancien directeur ne peuvent nouer des transactions avec des entités américaines et voient leurs éventuels avoirs aux États-Unis gelés.

Début février, l’administration Trump avait déjà imposé de nouvelles sanctions contre l’Iran, liées cette fois à son programme de missiles balistiques, déclenchant la colère des autorités de Téhéran.

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