La migration des professeurs d’université, des étudiants et des élites iraniens a attiré l’attention du public à plusieurs reprises ces dernières années. Ce qui est particulièrement remarquable dans ce problème est que ni le gouvernement en général ni les institutions universitaires du pays en particulier n’ont pris de mesures pour y remédier.
Le nombre exact de professeurs qui ont émigré d’Iran ces dernières années reste incertain, les statistiques étant contradictoires. Cependant, sur la base des rapports disponibles, il semble qu’un nombre important de professeurs d’université aient quitté le pays ces dernières années pour diverses raisons, notamment des difficultés économiques, politiques et sociales.
Selon certaines informations, environ 2 700 professeurs d’université ont quitté l’Iran au cours des quatre dernières années. Cependant, d’autres sources estiment que ce nombre est soit plus élevé, soit plus bas. Par exemple, certains rapports suggèrent qu’environ 1 700 membres du corps enseignant ont migré entre 2018 et 2021.
Le ministre iranien des Sciences du treizième gouvernement a notamment affirmé que 25 % des professeurs d’université ont migré ces dernières années. Cependant, en raison de l’ambiguïté entourant la période exacte et la méthode de calcul, l’exactitude de cette statistique ne peut être définitivement vérifiée.
Indépendamment du nombre précis de professeurs migrants, ce qui est certain, c’est que cette tendance est en hausse et pourrait, dans un avenir proche, infliger des dommages irréparables au système d’enseignement supérieur et de recherche du pays.
Il convient de noter que de multiples facteurs contribuent à la migration des professeurs d’université iraniens, notamment :
– Des problèmes économiques : tels que les bas salaires et avantages sociaux, le manque d’infrastructures sociales adéquates et le soutien insuffisant à la recherche scientifique.
– Des problèmes politiques et sociaux : notamment les restrictions à la liberté d’expression, la discrimination fondée sur le sexe et l’origine ethnique et le manque de sécurité de l’emploi.
– Problèmes culturels : comme l’absence d’un environnement propice à la croissance académique et culturelle, le manque de respect du statut des professeurs et des intellectuels et la négligence de leurs préoccupations professionnelles.

