Alors que le régime iranien poursuit sa politique répressive par le biais des exécutions, la campagne « Mardis contre les exécutions » a lancé une grève de la faim pour la soixante-septième semaine consécutive dans 41 prisons iraniennes.
Selon le communiqué de la campagne, « Le régime d’exécutions et de répression a pendu 29 prisonniers la semaine dernière. Le 30 avril, 15 prisonniers et le 4 mai, neuf prisonniers. Depuis le 21 mars (début du Nouvel An iranien), 154 personnes ont ainsi été pendues.»
Le communiqué fait également référence à l’assassinat d’un manifestant par les forces de sécurité : « Dans un acte brutal, les dirigeants tyranniques ont abattu à balles réelles un citoyen nommé Azim Farrokhvand. Il avait rejoint un groupe de personnes à Dezful qui protestaient contre l’exécution de deux prisonniers. »
Les prisonniers en grève de la faim ont ajouté : « Selon la campagne « Non aux mardis des exécutions », il est le premier martyr du mouvement depuis sa création. Nous honorons sa mémoire et soulignons que tant que ce régime restera au pouvoir, il ne cessera jamais les exécutions, quel qu’en soit le prix.»
La déclaration met également en garde contre le recours aux exécutions comme principal outil de répression par le régime, précisant : « La campagne « Non aux mardis des exécutions » met en garde contre le fait que, dans la situation actuelle, où le régime iranien est pris au piège de l’impasse nationale et internationale, il utilise les exécutions comme principale méthode de répression pour empêcher les mouvements de protestation et les soulèvements d’une population opprimée.»
Dans ce contexte, les prisonniers politiques appellent à une action internationale immédiate, déclarant : « Il est donc essentiel que les organisations internationales de défense des droits humains obligent leurs gouvernements à conditionner leurs relations avec le régime iranien à l’abolition de la peine de mort, car l’arme de l’exécution aux mains de cette tyrannie est plus dangereuse que toute autre arme. »
La déclaration de la campagne se conclut par un appel public à l’action : « Nous continuons d’appeler tous les segments de la société à rester unis et à dénoncer les exécutions par tous les moyens possibles.»
Le mardi 6 mai, la campagne « Non aux mardis des exécutions » marquera sa soixante-septième semaine de grèves de la faim dans 41 prison.

