Aujourd’hui, mardi 15 juillet, pour la soixante-dix-septième semaine de la campagne « Non aux mardis des exécutions », la prison de Yazd a également rejoint les rangs des prisons protestataires.
Cette campagne, devenue un symbole de résistance contre les exécutions croissantes et systématiques perpétrées par le régime iranien, se poursuit par des grèves de la faim et des manifestations de prisonniers politiques et idéologiques.
Dans son communiqué hebdomadaire, la campagne a annoncé que la première chambre du « Tribunal révolutionnaire d’Ahvaz » – qualifié ici de « tribunal fictif » – avait prononcé deux condamnations à mort pour trois prisonniers politiques : Farshad Etemadifar, Masoud Jamei et Alireza Mardasi. Par ailleurs, trois prisonniers arabes d’Ahvaz – Ali Mojadam, Moein Khenafri et Mohammadreza Moghaddam – ont été transférés à l’isolement, ce qui laisse présager une exécution imminente. L’absence totale d’informations sur leur situation a accru les inquiétudes et accru le risque de « disparition forcée ».
Par ailleurs, Mai Sato, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme en Iran, a lancé un avertissement concernant la situation de ces prisonniers et appelé à la fin de la vague de répression actuelle.
Parallèlement, les demandes de révision de Mehdi Hasani et Behrouz Ehsani, deux prisonniers politiques condamnés à mort, ont été rejetées pour la quatrième fois. Cette décision intervient malgré de graves ambiguïtés juridiques dans leurs dossiers, et les autorités avaient précédemment refusé à leur avocat l’accès aux détails de l’affaire sous prétexte que les dossiers étaient « classifiés » – une pratique illégale.
Ces dernières semaines, le régime iranien a une nouvelle fois accéléré son processus d’exécution. Rien qu’entre le 22 juin et le 15 juillet, au moins 44 personnes ont été exécutées, dont deux pendues en public dans les villes de Miandoab et de Bukan. Ces exécutions constituent non seulement des violations flagrantes des droits humains, mais s’inscrivent également dans la politique plus large d’intimidation et de contrôle social du régime, dans un contexte de crises internes.
Les membres et les familles impliqués dans la campagne « Non aux mardis des exécutions » ont résisté aux pressions sécuritaires et exigent l’arrêt immédiat des exécutions, des procédures judiciaires équitables et une large solidarité publique pour briser le cycle de la mort du régime.
La campagne « Non aux mardis des exécutions » est devenue un symbole de la résistance au sein des prisons iraniennes et du cri d’alarme des survivants contre une mort lente. Le soutien public à cette campagne peut amplifier la voix des prisonniers et des personnes en quête de justice et révéler au monde le véritable visage de la répression en Iran.

