Javad Tajik, directeur de l’organisation Behesht-e Zahra, qui gère le plus grand cimetière de Téhéran, a reconnu officiellement pour la première fois, lors d’une conférence de presse, la présence de balles de « coup de grâce » sur les corps des personnes blessées lors des manifestations de janvier 2026. Il a cependant imputé ces actes à des « terroristes ».
Il a déclaré : « Il est certain que des terroristes et des personnes armées ont porté des coups de grâce aux manifestants, touchant plus de 70 % des corps ; ce sont les terroristes qui ont tiré.»
Cette affirmation surprenante contraste avec de nombreux témoignages de témoins oculaires, de familles endeuillées et des rapports médico-légaux indiquant que les forces de sécurité et la milice Bassidj, une force paramilitaire du régime iranien, ont tiré des balles de « coup de grâce » directement à la tête et à la poitrine des blessés afin d’éliminer tout témoin. Le taux élevé de coups de grâce — constaté sur plus de 70 % des corps — témoigne du caractère systématique de ce crime, plutôt que des actes de « terroristes inconnus ».

