Mardi 28 juillet, la campagne « Les mardis non aux exécutions » est entrée dans sa 131e semaine. Dans une déclaration réaffirmant sa détermination à poursuivre la contestation, le mouvement a annoncé qu’il honorait la mémoire de deux de ses membres exécutés, Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani.
Le communiqué a également condamné la poursuite des exécutions de prisonniers politiques et a appelé la communauté internationale à réagir de manière appropriée aux crimes perpétrés par le régime iranien. Voici la teneur du communiqué :
Poursuite de la campagne « Les mardis non aux exécutions » pour sa 131e semaine dans 59 prisons
La campagne « Les mardis non aux exécutions » commémore l’anniversaire de l’exécution de Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, deux prisonniers politiques membres du mouvement. Le 26 juillet 2025, lors d’une intervention des gardiens de prison dans le quartier des prisonniers politiques de la prison de Ghezel Hesar, les deux hommes ont été frappés puis transférés en vue de leur exécution. D’autres prisonniers politiques du quartier ont également subi des violences brutales, et leurs familles ignorent toujours où ils ont été inhumés.
Exécution d'Abolfazl Sepahi Badjani et d'Amirhossein Safari Hosseinabadi à Ispahan 😭😭
Le mardi 28 juillet 2026, Abolfazl Sepahi Badjani et Amirhossein Safari Hosseinabadi, arrêtés lors des manifestations de décembre 2025 – janvier 2026, ont été exécutés publiquement sur la… pic.twitter.com/wJotQ5eYlR— csdhi.org (@CSDHI) July 28, 2026
Le régime du Guide suprême continue d’ignorer les protestations contre les exécutions, érigeant chaque jour des potences et ôtant la vie à des citoyens.
Au cours de la semaine écoulée, outre des dizaines de détenus condamnés pour des crimes de droit commun, le prisonnier politique Mehdi Khanaki a été pendu dans le secret le plus total, sans avoir bénéficié d’un procès équitable.
Dans le cadre de cette même vague de répression, des condamnations à mort ont également été prononcées à l’encontre des prisonniers politiques Isa Chari, Amirhassan Akbari Monfared, Sepehr Amirzadeh, Akbar Arabzadeh et Mehdi Arabzadeh. Le nombre d’exécutions depuis le 22 mars, date du début de l’année du calendrier iranien, s’élève désormais à au moins 303.
Parmi les réactions internationales à ces exécutions et condamnations à mort, la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur l’Iran (ONU) a mis en garde cette semaine contre les peines capitales prononcées à l’encontre de prisonniers dans l’affaire dite de la « place Ali Khani » à Ispahan, et a appelé à leur suspension. L’Union européenne a également sanctionné cinq juges impliqués dans le prononcé de condamnations à mort et d’autres peines inhumaines. Il s’agit de :
Mostafa Narimani, président de la troisième chambre du tribunal révolutionnaire de Karaj.
Abolfazl Ameri Shahrabi, président de la chambre 1191 du deuxième tribunal pénal de Téhéran.
Mehdi Rasekhi, juge de la troisième chambre du tribunal révolutionnaire de Rasht.
Mohammad Reza Amouzad, président de la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran et juge assesseur de la 15e chambre du même tribunal.
Mohammad Reza Tavakkoli, président de la première chambre du tribunal révolutionnaire d’Ispahan.
Dans le cadre d’une autre campagne de protestation, la grève menée par 1 500 détenus de l’unité 2 de la prison de Ghezel Hesar se poursuit depuis deux semaines. Toutefois, ni les autorités pénitentiaires ni aucun autre responsable de ce régime adepte des exécutions n’ont répondu à leurs revendications.
La campagne « Les mardis non aux exécutions » se tient aux côtés des détenus de l’unité 2, soutient leurs revendications légitimes ainsi que leur grève, et appelle les personnes de conscience et la communauté internationale à se faire la voix de ces prisonniers et de toutes les personnes condamnées à mort.
Dans l’espoir de la liberté et de l’égalité pour le peuple iranien, opprimé mais résilient.
Les membres de la campagne « Les mardis non aux exécutions » observent une grève de la faim ce mardi 28 juillet — marquant la 131e semaine de la campagne — dans 59 prisons à travers le pays.

