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L’Iran interdit à un universitaire de partir pour les Etats-Unis

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AFP, Téhéran, 4 février – Un universitaire iranien dissident qui avait été condamné à mort pour blasphème, avant d’être disculpé, a été empêché de se rendre aux Etats-Unis pour y intervenir dans une université prestigieuse, a rapporté dimanche l’agence Isna.

« Ce matin (dimanche), j’ai été empêché de prendre l’avion alors que je devais prononcer un discours au Massachusetts Institute of Technology (MIT) », a dit Hachem Aghajari, cité par l’agence.

Un étudiant l’accompagnant, Abdollah Momeni, a aussi été empêché de quitter le pays.

Selon le représentant du procureur à l’aéroport Mehrabad de Téhéran, l’interdiction de voyager a été prononcée par un tribunal révolutionnaire.

« L’interdiction a été prononcée par un tribunal révolutionnaire et le représentant du ministère des Renseignements à l’aéroport a empêché (M. Aghajari) de partir », a dit le responsable présenté sous seul nom, M. Saberi Zafar Ghandi, cité par l’agence.

« L’interdiction est pour six mois et le tribunal peut l’étendre (..), mais l’ordre peut aussi faire l’objet d’un appel », a-t-il ajouté.

M. Aghajari, professeur d’université, avait été condamné à mort après avoir déclaré en 2003 que les musulmans n’étaient pas des « singes » censés « suivre aveuglément » leurs dirigeants religieux.

Sa peine avait été commuée en cinq ans de prison en 2004, et il avait finalement été lavé de toute accusation en mars 2005.

« Mon discours (au MIT) devait défendre la thèse que la religion ne contredit pas la démocratie », a-t-il expliqué en jugeant que l’empêcher de « quitter le pays dans de telles conditions n’est ni transparent ni justifiable ».

Il a précisé ne pas avoir eu de problème pour se rendre à Paris dans un but similaire il y a un mois.

Abdollah Momeni est le porte-parole d’une organisation étudiante réformatrice, l' »Organisation des gens éduqués de l’Iran islamique ».

Il avait écopé d’une peine de cinq ans de prison avec sursis à la fin 2005 pour sa participation à l’organisation de manifestations pour la libération de M. Aghajari.

« Ils nous ont saisi nos passeports, en nous disant de nous adresser au département en charge des passeports à la présidence d’ici 72 heures », a-t-il dit.

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