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Les règles sociales sont incompatibles avec la réalité de la jeunesse iranienne

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Téhéran (Reuters) – Par Hashem Kalantari – Farnoush, jeune Iranienne de 21 ans, possède un travail mais plus son propre téléphone. Lorsque son père a vu ses sms et découvert qu’elle avait un petit ami, il a confisqué son téléphone portable, disant que son comportement n’était convenable dans une république islamique.

« Vous ne pouvez pas le croire. C’est le pire sentiment, la pression, lorsque votre père découvre que vous avez un petit ami », déclare Farnoush tout en épilant les sourcils d’une cliente dans un salon de beauté de Téhéran.

L’Iran est gouverné par une version de la loi de la charria qui interdit en théorie tout mélange entre  membres de sexe opposé en dehors du mariage et de la famille proche. Tandis que les règles sociales s’étaient assouplies sous l’ancien président réformiste Mohammad Khatami, qui avait été élu une première fois en 1997, les choses se sont resserrées à nouveau depuis que Mahmoud Ahmadinejad lui a succédé en 2005.

Avec les réformistes mis sur la touche après que les protestations contre la réélection controversée d’Ahmadinejad en 2009 étaient écrasées, les élections législatives en mars prochain pourraient se retrouver contestées seulement par les différentes factions de la droite, laissant peu d’espoir pour une libéralisation sociale dans un temps proche.

Nima Soltani, un étudiant en psychologie de 23 ans, se plaint des patrouilles de la « police des mœurs » dans les rues de la ville afin de s’assurer que la population respecte le code vestimentaire islamique ainsi que d’autres règles de conduite.

« Si ce n’est pas une chose, c’en est une autre », dit-il. « Si ce n’est pas une descente dans une fête à laquelle vous assistez, c’est le fait d’avoir à répondre à propos de votre coiffure ou du pendentif que vous portez autour du cou. »

70% de la population iranienne a moins de 30 ans et n’a pas réellement de souvenir de la révolution islamique de 1979.

Nima, Farnoush et des millions d’autres jeunes citadins iraniens modernes peuvent facilement contourner les restrictions gouvernementales sur internet et les chaînes télévisées par satellite.
 
Mais une fois qu’ils ont regardé les films et les émissions télévisées occidentaux, ils doivent trouver un moyen intermédiaire de vivre entre les libertés sociales qu’ils ont vues là et les prescriptions strictes de la mosquée et de l’État en Iran

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