Somayeh Rashidi, une prisonnière politique de 42 ans, a été transférée à l’hôpital dans un état critique après plusieurs crises d’épilepsie graves et suite à la négligence des autorités de la prison de Qarchak à Varamin. Selon des sources informées, son niveau de conscience est descendu à 4, et elle est en coma. Les médecins ont presque perdu espoir de la sauver.
Rashidi, qui souffrait d’épilepsie depuis des années, s’était plainte à plusieurs reprises, pendant sa détention, de maux de tête intenses et de crises d’épilepsie soudaines. Cependant, le personnel de l’infirmerie de la prison et le médecin ont minimisé ses symptômes, les qualifiant de « simulation », et lui ont refusé des soins spécialisés. Selon une de ses codétenues : « Somayeh a fait plusieurs crises d’épilepsie devant d’autres détenues, mais le médecin de la prison lui a dit qu’elle simulait. Ce n’est que lorsque son état est devenu critique qu’elle a été transférée à l’hôpital, et encore avec du retard. »
En mai 2025, Somayeh a été arrêtée pour avoir écrit des slogans dans le quartier de Javadieh, au sud de Téhéran. Immédiatement après son arrestation, elle a été transférée au centre d’enquête de la police Shapour, situé rue 15 Khordad à Téhéran. Ce centre est réputé comme l’un des plus inhumains d’Iran.
Transfert à l’hôpital et état critique
Le mardi 16 septembre, les crises d’épilepsie sont devenues si graves que les autorités ont dû la transférer à l’hôpital Mofatteh à Varamin. Les médecins ont déclaré son état critique et instable. La famille de Rashidi a rencontré de nombreuses difficultés pour obtenir des informations sur ses soins et pour la voir.
Arrestée pour avoir écrit des slogans
Elle était d’abord détenue à la prison d’Evin, mais après un bombardement israélien de la prison et le transfert massif des détenues, elle a été transférée à la prison de Qarchak à Varamin. Elle est accusée de « propagande contre le régime ».
Conditions déplorables à la prison de Qarchak
La prison de Qarchak est réputée comme l’une des pires prisons pour femmes d’Iran. Le manque d’infrastructures sanitaires, les pénuries de médicaments et la surpopulation ont suscité de nombreuses critiques des organisations de défense des droits humains. Ses codétenues ont souligné qu’avant même que son état ne se détériore, elle avait besoin d’aide pour les tâches quotidiennes.

