IranFemmesAmnesty International demande l'annulation immédiate de la condamnation à...

Amnesty International demande l’annulation immédiate de la condamnation à mort d’une prisonnière politique iranienne

-

Amnesty International demande l’annulation immédiate de la condamnation à mort de Zahra Shahbaz Tabari, une prisonnière politique de 67 ans.

Amnesty International a publié un communiqué demandant l’annulation immédiate de la condamnation à mort de Zahra Shahbaz Tabari, une prisonnière politique de 67 ans détenue à la prison de Lakan à Rasht, dans le nord de l’Iran. L’organisation souligne qu’elle a été condamnée à mort à l’issue d’un « procès manifestement inéquitable » qui n’a duré que dix minutes devant le tribunal révolutionnaire de Rasht.

Dans son communiqué, Amnesty International indique que, durant le premier mois de sa détention, des agents de sécurité ont interrogé et menacé Mme Shahbaz Tabari afin de lui extorquer des « aveux forcés » concernant des accusations telles que « port d’armes » et « appartenance à un groupe d’opposition », accusations qu’elle a rejetées.

Selon l’organisation de défense des droits humains, le procès de Shahbaz Tabari s’est déroulé par visioconférence depuis la prison de Lakan. Lors de cette unique audience, elle a rencontré son avocat commis d’office pour la première fois.

L’organisation a souligné que les autorités du régime iranien continuent d’utiliser la peine de mort comme instrument de répression contre la dissidence et exigent l’arrêt immédiat de toutes les exécutions.

D’après le site web de la Société iranienne des droits de l’homme, Ahmad Darvish-Goftar, président de la première chambre du tribunal révolutionnaire de Rasht, a condamné Shahbaz Tabari à mort pour « collaboration avec des groupes d’opposition », en particulier l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK).

Le dossier ne contiendrait qu’« un morceau de tissu portant le slogan “Femme, Résistance et Liberté” » et « un message vocal inédit », sans aucune preuve de liens avec une organisation ou d’activités armées.

Le fils de Zahra Shahbaz Tabari : Le régime craint les femmes comme ma mère

Soroush Samak, le fils de la prisonnière politique, résidant en Suède, a déclaré au quotidien britannique The Sun que sa mère n’avait que dix jours pour faire appel de sa condamnation à mort et que la famille recherchait en urgence un avocat disposé à la défendre.

Il a ajouté : « Tant que notre mère restera aux mains de ce régime, nous ne serons jamais tranquilles. Chaque jour est une lutte pour sa libération et la peur de la perdre. C’est une femme intelligente, cultivée et riche d’une vaste expérience professionnelle – une femme courageuse, informée et consciente, dont la bravoure est sans égale. C’est pourquoi ils veulent la briser, car le régime clérical craint les femmes comme elle. »

S’adressant aux gouvernements occidentaux, notamment ceux du Royaume-Uni et de la Suède, M. Samak a affirmé que toutes les relations commerciales et diplomatiques avec le régime iranien devraient être conditionnées à l’arrêt des exécutions et à la libération immédiate des prisonniers politiques. Il a souligné que seule la pression internationale pouvait contraindre le régime à cesser ses crimes.

Shahbaz Tabari est diplômée de l’Université de technologie d’Ispahan, ingénieure en génie électrique et membre de l’Ordre des ingénieurs d’Iran. Elle est titulaire d’un master en « Énergie durable » de l’Université de Borås, en Suède.

Le 17 avril, les forces de sécurité iraniennes ont perquisitionné le domicile de Shahbaz Tabari, l’ont arrêtée et transférée à la prison de Lakan, à Rasht.

Mai Sato, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, a déclaré le 30 octobre, lors de la session de la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, que le régime iranien, par ses exécutions massives, s’engage sur la voie des « crimes contre l’humanité ».

Amnesty International demande l'annulation immédiate de la condamnation à mort d'une prisonnière politique iranienneSara Hossain, présidente de la Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur l’Iran, a également déclaré lors de cette session que le régime iranien continue de réprimer et d’exécuter ses citoyens tout en restreignant sévèrement la liberté de conscience.

7,062FansJ'aime
1,196SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Dernières nouvelles

L’Irak fixe au 30 septembre la date limite pour le désarmement des milices soutenues par le régime iranien

Le porte-parole du gouvernement irakien, Haider al-Aboudi, a annoncé lundi 29 juin que le gouvernement avait donné aux groupes...

L’escalade du conflit entre l’Iran et les États-Unis réduit le trafic dans le détroit d’Ormuz et fait grimper les prix du pétrole

Hausse des prix du pétrole et baisse du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz suite aux tensions entre l'Iran...

La campagne des mardis contre les exécutions entame sa 127e semaine

La campagne des mardis contre les exécutions — un mouvement de protestation contre les exécutions initié par des détenus...

WSJ : Une plateforme d’échange de cryptomonnaies au cœur des transactions financières du régime iranien

Dans une enquête, le Wall Street Journal a révélé que le régime iranien a utilisé, ces dernières années, la plateforme...

Le Centre statistique d’Iran : l’inflation en glissement annuel a atteint 88,6 % en juin

Le Centre statistique du régime iranien a annoncé que le taux d’inflation en glissement annuel avait atteint 88,6 %...

Le CGRI affirme avoir attaqué des positions militaires américaines dans la région

Dans un communiqué publié dans la matinée du samedi 27 juin, le service des relations publiques du Corps des...

Doit lire

Les ressources en eau renouvelables par habitant en Iran tombent à 1 200 mètres cubes par an

Selon des rapports émanant des institutions gouvernementales du régime...

Le plateau iranien est en train de se transformer en désert

Chaque année, le 17 juin, la Journée mondiale de...

vous pourriez aussi aimer EN RELATION
Recommandé pour vous