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Iran-Allemagne : Berlin met le passé terroriste du nouveau président iranien sur la sellette

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Iran Focus, Berlin, 21 juillet – La querelle diplomatique entre Téhéran et Berlin sur le nouveau président iranien et son implication présumée dans le terrorisme est devenu plus vive mercredi, lorsque Berlin a répondu aux accusations du ministère des affaires étrangères iranien qui l’accusait de jouer un rôle « dans une conspiration sioniste contre la république islamique d’Iran ».

« Une telle déclaration vient d’un pays où les droits de l’homme sont constamment violés, où les femmes sont fouettées sur des verdicts douteux et où les dissidents sont maintenus en isolement carcéral pendant des mois sans possibilité de se faire assister d’un avocat. Ils ont à peine le droit de porter plainte », a déclaré le porte-parole du ministère de l’intérieur allemand Rainer Lingenthal mercredi.

Lingenthal a dit que la réaction du ministère des affaires étrangères iranien aux propos du ministre allemand de l’intérieur Otto Schily était d’une « incroyable insolence ».

Schily qui, en tant que ministre de l’Intérieur, est le numéro un du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme, supervise la sûreté et les services de renseignements du pays. Il a affirmé au magazine Spiegel dans une interview publiée lundi que « l’arrivée au pouvoir en Iran d’un intégriste islamiste qui n’a pas de distance absolue avec le terrorisme est une source de grave inquiétude. »

Les propos du ministre allemand de l’intérieur ont excédé le pouvoir religieux en Iran. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères Hamid Reza Assefi a déclaré : « des accusations aussi infondées contre le président élu sont un affront pour le vote du peuple iranien. »

« Je conseille à ce responsable allemand de se retirer de l’influence sioniste », a-t-il ajouté.

Avant de devenir ministre de l’intérieur, Otto Schily était un des principaux avocats des familles des victimes lors du procès de quatre hommes à Berlin accusés d’avoir assassiné des opposants iraniens en septembre 1992. Le procès qui avait duré trois ans et demi a pris fin en avril 1997 avec un verdict qui accusait les plus hautes autorités de l’Etat iranien, dont le guide suprême et le président, d’être responsables de l’assassinat de dissidents iraniens à l’étranger.

Quand il était maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad avait montré son hostilité à l’Allemagne en commandant deux plaques commémoratives en avril 2004 installées à Téhéran, accusant la Grande-Bretagne d’avoir fourni des armes chimiques à l’Irak durant le conflit Iran-Irak des années 1980.

Ahmadinejad avait réagi en représailles à la décision du conseil de la ville de Berlin de mettre une plaque commémorative dans le voisinage du lieu où avaient été abattu les dissidents iraniens.

Dimanche, Ahmadinejad avait répondu au message de félicitation du président Horst Koehler avec une référence inhabituelle aux allégations faisant état de l’aide de l’Allemagne en armes chimiques à Saddam Hussein.

« L’Iran ces trente dernières années a déploré de nombreuses victimes des armes chimiques offertes à Saddam Hussein par des nations industrialisées », avait écrit Ahmadinejad.

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