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Barack Obama durcit le ton face à l’Iran et soutient Israël

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Assuré depuis la veille au soir d’affronter le républicain John McCain à l’élection présidentielle du 4 novembre, le sénateur de l’Illinois s’est engagé à empêcher la République islamique de se doter de l’arme nucléaire et a assuré que la ville sainte était et resterait la capitale indivisible de l’Etat juif.

La position d’Obama à l’égard d’Israël a suscité des doutes au sein de la communauté juive américaine, doutes alimentés par des rumeurs selon lesquelles il serait de confession musulmane et son équipe aurait un penchant pro-arabe.

Certains de ses détracteurs ont en outre cherché à saper son crédit auprès des électeurs juifs en laissant entendre qu’il pourrait se montrer plus enclin que George Bush ou John McCain à faire pression sur l’Etat juif pour obtenir des concessions dans le cadre du processus de paix.

S’exprimant devant le Comité américano-israélien des affaires publiques (AIPAC), un lobby pro-israélien, Obama a promis de ne ménager aucun effort pour faire aboutir ce processus, sans transiger sur la sécurité de l’Etat hébreu.

"Que ce soit clair: la sécurité d’Israël est sacro-sainte. Elle n’est pas négociable. Les Palestiniens ont besoin d’un Etat contigu et unifié qui leur permette de prospérer."

"Mais tout accord avec le peuple palestinien doit préserver l’identité d’Israël en tant qu’Etat juif doté de frontières sûres, reconnues et défendables. Jérusalem restera la capitale d’Israël et ne doit pas être divisée", a-t-il affirmé, s’attirant une réponse immédiate de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne.

"Le monde entier sait que la sainte Jérusalem a été occupée en 1967 et nous n’accepterons pas d’Etat palestinien sans Jérusalem pour capitale", a-t-il déclaré à la presse.

"L’AIR BIEN EFFRAYANT"

"Il a fermé toutes les portes de la paix", a renchéri le négociateur Saëb Erekat. Le Hamas a indiqué que ces propos le confortaient dans l’idée qu’il n’y aurait pas de changement dans la politique américaine au Proche-Orient, quel que soit le successeur de George Bush.

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, en visite pour trois jours à Washington, a en revanche fait part de sa satisfaction.

"La sortie de Barack Obama a été très impressionnante et ses remarques sur Jérusalem très touchantes", a-t-il dit. "S’il est élu président, nous discuterons avec lui de toutes les questions qui sont à l’ordre du jour."

Les autorités israéliennes ont fait de la ville sainte leur capitale "éternelle et indivisible", mais la souveraineté qu’elles revendiquent n’a jamais été reconnue. La question est l’un des points clés du processus de paix renoué en novembre à Annapolis, sous l’égide de George Bush. Les deux parties se sont alors engagées à le mener à bien avant son départ de la Maison blanche, en janvier 2009.

Evoquant les rumeurs que certains e-mails transmis pendant la campagne ont fait courir à son sujet, Obama les a balayées sur le ton de la plaisanterie.

"Dites-moi si vous voyez ce type nommé Barack Obama, parce qu’il m’a l’air bien effrayant", a-t-il ironisé, visiblement radieux au lendemain de sa victoire sur Hillary Clinton.

En ce qui concerne l’Iran, McCain a fustigé ces dernières semaines l’appel d’Obama en faveur du dialogue avec le président Mahmoud Ahmadinejad, qui a souhaité voir l’Etat d’Israël "rayé de la carte".

Le sénateur métis a, depuis, expliqué qu’il ne pourrait, une fois élu, garantir une rencontre avec son homologue iranien. Il est allé un peu plus loin mercredi en posant de strictes conditions à une telle entrevue.

"Il y aura des préparatifs méticuleux. Nous ouvrirons des voies de communication, nous bâtirons un ordre du jour, coopérerons étroitement avec nos alliés et nous évaluerons les chances de succès", a expliqué Obama.

"Je n’ai aucun intérêt à m’asseoir avec nos adversaires s’il ne s’agit que de discuter. Mais, en tant que président des Etats-Unis, j’adopterai une diplomatie ferme et fondée sur des principes avec le dirigeant iranien compétent au moment et à l’endroit de mon choix, si et seulement si cela peut servir les intérêts des Etats-Unis", a-t-il souligné.

"Le danger de l’Iran est grave, il est réel et mon but sera d’éliminer cette menace. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, tout", a insisté le futur candidat démocrate.

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