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Téhéran qualifie de « illégale » la résolution de l’AIEA et restreint davantage sa coopération

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En réaction à la nouvelle résolution du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié cette mesure d’« illégale et infondée » et a annoncé que Téhéran mettait fin à l’accord du 9 septembre avec l’Agence, invoquant ce qu’il a décrit comme la « conduite irresponsable de l’Occident ».

Dans un communiqué publié tôt vendredi 21 novembre, le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié la nouvelle résolution du Conseil des gouverneurs de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien d’« illégale, infondée et résultant de pressions exercées par les États-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ».

Le communiqué affirme que la résolution a été adoptée « grâce à un abus de pouvoir de l’Occident », ajoutant que près de la moitié des membres – dont deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – ne l’ont pas soutenue.

Lors de sa récente réunion à huis clos, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté une résolution exigeant du régime iranien qu’il fasse rapport « immédiatement » sur l’état de ses stocks d’uranium enrichi et des sites nucléaires endommagés pendant la guerre des Douze Jours.

Sur les trente-cinq membres du Conseil, dix-neuf ont voté en faveur de la résolution proposée par les États-Unis et la troïka européenne, trois s’y sont opposés et douze se sont abstenus. La Russie, la Chine et le Niger ont été les seuls membres à voter contre.

Reuters a rapporté jeudi 20 novembre, citant des sources diplomatiques, que la résolution vise à étendre et à redéfinir la mission de l’Agence en matière de surveillance et de compte rendu des aspects du programme nucléaire iranien.

La résolution enjoint Téhéran à fournir les réponses nécessaires et l’accès requis aux inspecteurs de l’AIEA « sans délai ».

Téhéran affirme que cette résolution « viole les fondements du Traité sur la non-prolifération » et reprend ce qu’il qualifie d’« exigences illégales » des précédentes résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU relatives à la suspension de l’enrichissement.

Le régime iranien affirme par ailleurs que le Conseil des gouverneurs n’a « aucune autorité » pour réactiver des « résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU devenues caduques » et interprète les actions de trois pays européens et des États-Unis comme la preuve de leurs « mauvaises intentions ».

Accusations contre les États-Unis et trois pays européens

Le régime qualifie les États-Unis de « principal responsable de la crise nucléaire » et prétend que la suspension de certaines activités de vérification de l’AIEA en Iran est la « conséquence directe des attaques militaires américaines et israéliennes » contre des installations nucléaires.

Le ministère iranien des Affaires étrangères accuse également l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni de « violations continues de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien » et d’avoir « participé à l’attaque contre les installations nucléaires iraniennes en juin 2025 », les tenant responsables de la situation actuelle.

Résiliation de l’accord du 9 septembre avec l’Agence

Le communiqué précise que l’Iran, en raison des actions des Européens et des États-Unis, a été contraint de dénoncer l’« accord du 9 septembre » avec l’Agence, un arrangement qui, selon Téhéran, avait facilité la reprise des inspections dans certaines installations nucléaires.

Téhéran insiste néanmoins sur son attachement à sa « position de principe de rejet des armes de destruction massive ».

Attaque verbale contre Israël

Le communiqué du ministère des Affaires étrangères du régime décrit Israël comme « la plus grande menace pour la paix et la sécurité mondiales » et « le seul détenteur d’armes de destruction massive dans la région », accusant les États-Unis et trois pays européens de « complicité dans les crimes d’Israël » en Palestine et au Liban.

Le 20 novembre, les médias d’État iraniens ont rapporté que le régime iranien, de concert avec la Russie, le Bélarus, la Chine, Cuba, le Nicaragua, le Venezuela et le Zimbabwe, avait publié une déclaration commune lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, condamnant les attaques américaines et israéliennes contre ses sites nucléaires pendant la guerre de douze jours.

Les diplomates occidentaux estiment que, malgré les dégâts importants causés par ces attaques, l’infrastructure nucléaire iranienne n’a pas été détruite, alimentant ainsi les spéculations quant aux stocks d’uranium enrichi de Téhéran.

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