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L’Iran donne son feu vert à une visite de l’AIEA

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LCI.fr, 13 juillet – L’Iran revient sur sa décision. Alors qu’il avait bloqué tout accès de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) à Arak, le site en construction du réacteur à eau lourde depuis avril dernier, il a annoncé vendredi accepter la visite des inspecteurs. Cette mission sur ce site susceptible de produire du plutonium, pourrait avoir lieu avant fin juillet, selon l’AIEA. L’accord sur une telle visite est le résultat des discussions menées mercredi et jeudi à Téhéran par une délégation de l’AIEA.

L’Iran refuse de suspendre ses activités d’enrichissement à Natanz et la construction du réacteur d’Arak malgré les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU dont deux prévoient des sanctions contre la République islamique. Selon un responsable du dossier nucléaire iranien non identifié, l’accord donné pour « une visite de l’AIEA au réacteur d’Arak vise à préparer la rencontre entre Ali Larijani et Javier Solana afin qu’ils parviennent à une entente politique » sur le programme nucléaire iranien.

Ali Larijani, négociateur en chef sur le nucléaire iranien, et Javier Solana, chef de la diplomatie de l’Union européenne, doivent se retrouver prochainement pour de nouvelles discussions après trois séries de rencontres.

VISITE SURPRISE

Le même responsable iranien a ajouté que la décision de l’Iran était « volontaire » et ne découlait pas du respect d’un quelconque document, car Téhéran a décidé « de cesser l’application volontaire du protocole additionnel » du Traité de non prolifération. Ce protocole permet des visites surprises des sites nucléaires iraniens. En juin, le chef de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, avait indiqué que Ali Larijani s’était engagé à définir un plan de travail avec l’AIEA « dans les deux mois ». L’AIEA attend des réponses aux points qui alimentent ses interrogations sur le caractère du programme nucléaire iranien.

Les questions clés sont le refus des Iraniens de laisser quelque 40 inspecteurs de l’AIEA entrer dans le pays, un accès limité au réacteur en construction à Arak et les difficultés concernant l’accès à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz. Téhéran affirme que son programme nucléaire a un objectif purement civil et qu’il n’a pas l’intention de se doter de l’arme nucléaire, contrairement aux craintes de nombreux pays en tête desquels les Etats-Unis et Israël.

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