OpinionPresse internationale"Le mouvement d'opposition, un levier indispensable contre les mollahs"...

« Le mouvement d’opposition, un levier indispensable contre les mollahs » (Par Roger Gale)

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ImageUnited Press International: Par Par Roger Gale* (analyste extérieur de l’agence UPI)  Les Etats-Unis poursuivent une « piste de pression » pour stopper le programme nucléaire de l’Iran vu son rejet continu d’une proposition de l’ONU sur ses activités d’enrichissement d’uranium controversées, a dit le général américain en chef David Petraeus la semaine dernière. 

Un nouveau rapport du gendarme nucléaire de l’AIEA affirme que l’Iran travaillerait à un missile nucléaire et aurait commencé l’enrichissement de l’uranium à 20 %, produisant le combustible nécessaire pour une bombe atomique. L’Iran a annoncé la semaine dernière qu’il allait construire deux nouveaux sites d’enrichissement d’uranium cachés dans les montagnes cette année.

Pourtant, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU imposant des sanctions s’annonce.

La Chine est au point mort sur sa promesse de soutenir une nouvelle série de sanctions du Conseil de sécurité, depuis que l’Iran a officiellement rejeté l’accord de l’ONU d’envoyer sa production d’uranium enrichi à l’étranger pour le traitement, ce qui aurait apaisé les craintes qu’il pourrait s’en servir pour fabriquer une bombe .

Bien que la Chine puisse encore être persuadée de changer de voie, l’Occident a désormais très peu d’options pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

Une option qui n’a pas été essayée est celle de soutenir le mouvement d’opposition interne de l’Iran, qui vise le régime, en tandem avec les efforts pour convaincre la Chine et d’autres pays de soutenir des sanctions plus sévères du Conseil de sécurité.

Le mouvement d’opposition pourrait s’avérer un levier indispensable contre les mollahs.

L’Iran est actuellement confronté à sa plus grande crise interne depuis trente ans et les jeunes Iraniens réclament ouvertement un changement de régime dans de grands rassemblements de protestation, les plus récents datant de l’anniversaire de la révolution islamique, le 11 février. Qui plus est, l’Iran a un mouvement de résistance organisé qui n’est pas un ennemi de l’Occident.

Par un étrange retournement, les États-Unis ont mis à l’index le principal groupe d’opposition iranien des Moudjahidines du peuple (OMPI), qui a été le premier à révéler les sites clandestins d’enrichissement d’uranium de l’Iran.

L’OMPI a été désignée comme une organisation terroriste étrangère en 1997 par l’administration Clinton, dans le but d’établir des relations amicales avec le gouvernement iranien de l’époque, que les États-Unis pensaient plus «modéré». Mais les mollahs ont utilisé l’interdiction pour exécuter les opposants politiques, y compris ceux arrêtés ces derniers mois, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme.

Avec l’Iran esquivant les efforts de la main tendue de l’administration Obama, et de moins en moins de temps, les États-Unis ont besoin de lever l’interdiction qui frappe l’OMPI, et lui permettre de fonctionner librement.

Ce serait le signe pour les Iraniens ordinaires que les États-Unis sont de leurs côtés. Cela sèmerait également la discorde en œuvre, parmi les dirigeants du régime, dont beaucoup remettent en cause la capacité du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei à réprimer avec succès la vague de protestations populaires et à parer à l’action internationale contre son régime.

Isoler l’ayatollah Khamenei encourage les Iraniens à appeler avec plus de force à la fin du régime religieux. La Résistance iranienne serait en mesure de consacrer tout son potentiel et ses ressources pour faire campagne en faveur d’un gouvernement démocratique au lieu d’avoir à livrer des batailles juridiques en occident pour faire lever cette interdiction.

À tout le moins, la levée de l’interdiction de l’OMPI permettrait aux Etats-Unis et à ses partenaires de négocier avec le régime à partir d’une position de force si jamais une occasion se présentait. Et ce serait une occasion gratuite pour l’administration Obama de montrer un peu de mordant à un régime paria qui ne comprend que le langage de la force.

* Roger Gale est député britannique et ancien vice-président du Parti conservateur
 
Londres, 2 mars

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