Des sources iraniennes spécialisées dans les droits humains ont rapporté mardi 8 avril que cinq prisonniers politico-religieux avaient été exécutés à la prison de Vakilabad, à Machhad.
Les noms des prisonniers exécutés ont été annoncés comme étant : Farhad Shakeri, Abdulrahman Gorgij, Abdolhakim Azim Gorgij, Malek Fadaei-Nasab et Taj Mohammad Khormali.
Selon des militants des droits humains, les exécutions ont été brutales et sans préavis.
Ces cinq prisonniers politico-religieux, ainsi qu’un autre détenu nommé Issa Eid Mohammadi, avaient été condamnés à mort en 2019 pour « rébellion armée » (baghi ou révolte) en raison de leur appartenance à des groupes d’opposition.
🔴 Alerte
Exécutions de prisonniers politiques en Iran#StopExecutionsInIran https://t.co/0LOjp6GiYw— Afchine Alavi (@afchine_alavi) April 8, 2025
Par la suite, les condamnations à mort des six prisonniers ont été annulées par la 41e chambre de la Cour suprême du régime iranien, présidée par le juge Ali Razini, et les affaires ont été renvoyées devant une chambre équivalente pour un nouveau procès.
Début août 2023, à l’issue d’un nouveau procès, la 4e chambre du tribunal révolutionnaire de Machhad a de nouveau condamné à mort chacun des prisonniers.
En janvier 2025, ces prisonniers avaient publié une lettre dénonçant les violences et les coups infligés par les gardiens de prison et appelant les Nations Unies et les organisations internationales de défense des droits humains à tenir le régime iranien responsable de ces actes inhumains.
Évoquant la « violence, le comportement inhumain des agents pénitentiaires et les conditions de détention difficiles des détenus », ils ont écrit : « Les gardiens effacent les images des caméras de surveillance pour dissimuler les preuves de ces actes. »

