Le mardi 19 août au matin, le régime iranien a exécuté dix prisonniers. L’une d’elles a eu lieu en public à Larestan, dans la province de Fars, où la victime a été pendue sous les yeux de la population. Parmi les autres prisonniers exécutés ce jour-là figuraient : Allah-Nazar Tajik, 30 ans ; Abdolraouf Nourzehi ; Abdolrahman Es-haqzehi ; Mehrdad et trois autres prisonniers à Bandar Abbas ; Milad Narouyi (alias Naderi), 29 ans, à Kerman ; et Hafiz Siyahkhani, 38 ans, à Iranshahr.
Du samedi 16 août au mardi 19 août, 23 prisonniers ont perdu la vie sur la potence.
Lundi 18 août : Six prisonniers ont été exécutés : Ali Omidi Moghadam et Iman Jouzi à Khorramabad ; Arash Mahjour, 36 ans, et Behrouz Sedghi, 28 ans, à Ispahan ; Davoud Kashani à Hamedan ; et Saman Qamei à Amol.
Dimanche 17 août : Quatre prisonniers ont été pendus : Mehdi Najafi, 26 ans ; Ahmadreza Younesi Golezan, 28 ans ; Salar Rahimzadeh, 38 ans, à Chiraz ; et Mohammad Beqlani, 26 ans, à Ahvaz.
Samedi 16 août : Trois autres prisonniers ont été exécutés : Jafar Sadeghi, 35 ans, à Rasht ; Houshang Fathi, 30 ans ; et Siamand Sa’adati, 41 ans, à Sari.
Avant cette vague, le régime avait déjà procédé à des exécutions massives les jours précédents :
Mercredi 13 août : Trois prisonniers, dont Javad Esfandiari à Hamedan, Eskandar Bazmandegan à Chiraz et un autre à Borazjan.
Mardi 12 août : Quatre prisonniers : Hamid Sarlak à Dezful ; Afshin Dehghan, 36 ans ; Peyman Eghbali, 37 ans ; et Mehran Imani, 31 ans, à Chiraz.
Lundi 11 août : Sept prisonniers : Yasser Sagvand à Khorramabad ; Zaker Aramesh, 27 ans, issu de la communauté baloutche ; Ali Mobasher, 40 ans ; Hossein Rezaei et la prisonnière Soudabeh Ghasemzadeh à Ispahan ; Saber Akbari à Nahavand ; et Amir Hosseinpour, 34 ans, à Ilam.
Dimanche 10 août : Cinq prisonniers : Hesam Salari, 20 ans, à Saravan ; Bahman Shibak, 35 ans, à Birjand ; Ahmadreza Torkashvand et un autre prisonnier à Arak ; et Kioumars Fatehi, 33 ans, à Zanjan.
Samedi 9 août : Quatre prisonniers : Bahador Elyasi, 31 ans ; Soleyman Naseri ; Sajjad Habibi, 38 ans, à Kermanshah ; et Tayeb Mahmoudi, 26 ans, à Ahvaz.
Ainsi, en seulement dix jours, des dizaines de prisonniers ont été pendus dans différentes prisons iraniennes, nombre d’entre eux exécutés en silence ou à l’insu de leurs familles.
Exécutions du nouvel an iranien (depuis le 21 mars) : une tendance croissante et alarmante
L’année iranienne 1404 (qui a débuté le 21 mars 2025) a débuté par une vague d’exécutions perpétrées par le régime iranien. Des rapports d’organisations de défense des droits humains indiquent qu’au cours des cinq premiers mois de l’année, plus de 642
prisonniers ont été exécutés en Iran. Parmi eux se trouvaient des prisonniers politiques et religieux, condamnés à mort pour des chefs d’accusation tels que « guerre contre Dieu (moharebeh) » ou « collaboration avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) ». Cette augmentation par rapport à l’année dernière a accru l’inquiétude des institutions internationales, alors que l’Iran continue de figurer en tête des pays enregistrant le plus grand nombre d’exécutions au monde.

