Le mardi 26 août, des détenus de 50 prisons à travers le pays ont entamé une grève de la faim dans le cadre de la campagne « Non aux mardis des exécutions », pour protester contre les exécutions généralisées en Iran.
Cette semaine, avec l’adhésion des prisonniers de Dehdasht à la campagne « Non aux mardis des exécutions », le nombre de prisons participantes est passé à 50.
Les prisonniers politiques participant à cette campagne ont appelé toutes les institutions internationales et les militants des droits humains à se faire l’écho de la protestation du peuple iranien contre les exécutions.
Voici la déclaration complète des prisonniers participant cette semaine :
En Iran, sous le régime du Guide suprême, la machine à exécutions continue de faire des victimes sans pitié. Rien qu’entre le 23 juillet et le 22 août, 166 personnes ont été pendues ; et la semaine dernière, 31 de nos compatriotes, dont une femme, ont été exécutés. Deux des victimes ont été pendues en public à Kordkuy et Beyrom, au Larestan. Le gouvernement, qui prône les exécutions, cherche à humilier et à normaliser la violence, plongeant la société dans la peur.
Selon certaines informations, un groupe de prisonniers de la prison de Dehdasht a rejoint la campagne « Non aux mardis des exécutions » pour sa 83e semaine. L’ajout de la prison de Dehdasht à la liste de la campagne rappelle amèrement qu’aucun coin de l’Iran n’est à l’abri de l’ombre des exécutions.
Parallèlement, nous sommes confrontés à une autre nouvelle choquante : la transformation de la section 41 du cimetière de Behesht Zahra (une section qui nous rappelle les milliers de prisonniers politiques des années 1980 et les crimes inoubliables de ces années) en parking. Cette action constitue non seulement une tentative honteuse d’effacer la mémoire collective et les traces des crimes du régime, mais aussi une insulte ouverte aux victimes et à leurs familles, un acte également condamné par Amnesty International.
La campagne « Non aux mardis des exécutions » réitère son appel :
L’exécution n’est pas une solution.
L’exécution est une violation flagrante du droit à la vie.
L’exécution est un outil pour semer la terreur et consolider la répression politique.
Cette campagne appelle toutes les institutions internationales, les militants des droits humains et toutes les consciences éveillées à s’opposer à ce cycle de mort et à refléter la protestation du peuple iranien contre les exécutions.
Pour sa 83e semaine, la campagne « Non aux mardis des exécutions » se poursuit le mardi 26 août, avec des prisonniers de 50 prison à travers le pays en grève de la faim.

