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Nouveau scandale de contrebande de pétrole impliquant des dirigeants du régime iranien

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Suite à la révélation de nouveaux éléments dans l’affaire de contrebande de pétrole iranien, le Premier ministre irakien a ordonné la création d’une commission spéciale. Cette décision fait suite aux sanctions du Trésor américain contre un vaste réseau de contrevenants.

Cette commission a pour mission d’enquêter sur les soupçons de corruption dans le trafic de pétrole et de produits pétroliers. Ce réseau vendait du pétrole du régime iranien sur le marché en falsifiant son origine comme étant du pétrole irakien.

Cette mesure est considérée comme une mesure visant à protéger l’économie nationale et les biens publics irakiens. L’importante activité diplomatique à Bagdad souligne l’importance de cette question pour le gouvernement irakien.

Le 6 septembre, le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani a ordonné la création de cette commission de haut niveau. Composée des institutions compétentes, elle est chargée d’examiner les informations et les rapports relatifs à la corruption et aux opérations suspectes dans les ports et les eaux territoriales irakiens.

Dans une déclaration officielle, al-Sudani a souligné qu’aucune clémence ne serait accordée dans cette affaire. Il a ajouté que la commission devra soumettre au cabinet les recommandations nécessaires en vue d’une action en justice après avoir terminé ses enquêtes.

Selon le Premier ministre irakien, l’objectif ultime de cette mesure est de protéger les biens nationaux et de lutter contre la corruption.

Ces mesures font suite aux accusations de l’administration du président américain Donald Trump selon lesquelles le régime iranien contournerait les sanctions grâce à la contrebande de pétrole et à l’utilisation des ports irakiens. Le gouvernement irakien tente d’empêcher les États-Unis d’imposer des sanctions à son secteur pétrolier.

L’Organisation nationale irakienne de commercialisation du pétrole (SOMO) a nié le 2 septembre toute contrebande de pétrole ou opération de mélange de pétrole brut dans les ports et les eaux territoriales du pays.

Ce démenti est intervenu quelques heures seulement après l’annonce par Washington de sanctions contre un réseau d’entreprises et de pétroliers. Ce réseau était dirigé par un négociant irakien nommé Walid al-Samarrai.

Selon le gouvernement américain, al-Samarrai aurait introduit clandestinement du pétrole du régime iranien sur le marché mondial en falsifiant des documents pour le faire passer pour du pétrole irakien. Ces allégations soulignent la complexité et l’ampleur de cette opération de contrebande pétrolière.

Plus tôt, en juillet, les États-Unis avaient sanctionné un autre réseau dirigé par un négociant irakien, accusé de trafic de pétrole d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.

Ce réseau a été mis en œuvre en masquant ou en mélangeant du pétrole du régime iranien avec du pétrole irakien.

Méthodes de dissimulation de la contrebande et liens avec la « flotte fantôme »
Ces pétroliers ont utilisé diverses méthodes pour dissimuler leurs activités illégales, notamment les transferts nocturnes et la falsification du Système d’identification automatique (SIA).

Ces pétroliers ont également dissimulé leurs opérations en créant délibérément des lacunes dans leurs rapports de localisation. Le Département du Trésor américain a annoncé que les navires de ce réseau effectuaient des transferts de navire à navire avec des pétroliers de la « flotte fantôme » sanctionnée par le régime iranien. Ces échanges visaient à masquer les liens directs avec le secteur pétrolier iranien. Le 8 août, Ali Nizar, PDG de SOMO, a également nié toute opération de mélange de pétrole iranien avec du pétrole étranger. Il a rejeté ces allégations, les jugeant infondées, et a souligné qu’aucune contrebande de pétrole n’avait lieu dans les ports irakiens.

Ali Nizar, sans nommer directement le régime iranien, a qualifié de dénuées de fondement les allégations de contrebande et de mélange de pétrole avec du pétrole provenant de pays voisins.

Il a souligné qu’aucun mélange ni contrebande de pétrole n’avait lieu dans les ports et les eaux territoriales irakiens. Selon le Département du Trésor américain en juillet, des entreprises liées à « Salim Ahmed Said » achetaient et transportaient du pétrole du régime iranien depuis au moins 2020.

Ces entreprises, opérant sous couvert de commerce irakien légitime, mélangeaient le pétrole avec du pétrole irakien ou le masquaient en brut irakien. La valeur de ces transactions s’élevait à des milliards de dollars.

Nizar a également souligné qu’aucune institution internationale n’avait fourni de preuves pour étayer ces allégations. Il a qualifié ces inquiétudes de « dénuées de fondement scientifique ».

Nouveau scandale de contrebande de pétrole impliquant des dirigeants du régime iranienExpliquant les documents publiés à ce sujet, il a déclaré qu’ils concernaient des « opérations de financement ». Il a ajouté que ces documents ne concernaient pas les pétroliers entrant dans les ports irakiens pour charger du fioul ou des produits pétroliers et les mélanger avec du brut importé.

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