Quarante-cinq jours après le début d’une grève de la faim menée par environ 4 000 travailleurs de l’entreprise Arak Aluminum (IRALCO), ces derniers poursuivent leur protestation contre ce qu’ils qualifient de « violations flagrantes des droits humains ». Depuis le 9 septembre, certains travailleurs ont entamé une grève de la faim sèche, refusant même l’eau.
Les travailleurs ayant rejoint la grève de la faim sèche et refusé l’eau ont commencé à souffrir de complications de santé le mercredi 10 septembre au matin, et plusieurs d’entre eux ont été hospitalisés.
Des informations circulant sur les réseaux sociaux montrent qu’en plus de leur grève de la faim, les travailleurs d’Arak Aluminum ont organisé des sit-in et des rassemblements dans l’enceinte de l’usine, scandant des slogans exigeant la démission des dirigeants de l’entreprise et la prise en compte de leurs autres revendications.
Des images publiées montrent les manifestants brandissant des pancartes avec des slogans tels que « Les travailleurs mourront, mais n’accepteront pas l’humiliation », soulignant leur détermination à persévérer jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.
Des vidéos reçues montrent que le 9 septembre, ces travailleurs ont également arrêté le travail et se sont rassemblés dans la cour de l’entreprise, dénonçant le « mépris de leurs revendications par la direction ».
Les travailleurs ont entamé une grève de la faim pour protester contre les « violations flagrantes des droits humains » et la « destruction de l’entreprise », mais ni la direction ni les autorités locales n’ont répondu à leurs revendications légales et légitimes.
Les travailleurs ont déclaré : « Les actions de ce vaste complexe industriel, construit grâce aux efforts et à la sueur des travailleurs et du capital national, doivent être retirées des mains de groupes spéciaux qui détruisent l’entreprise et placées sous une propriété publique collective et transparente.»
La poursuite de la grève de la faim des travailleurs d’Arak Aluminum constitue une grave menace pour leur vie et leur santé. En l’absence de réponse des autorités, les inquiétudes grandissent quant au risque d’une catastrophe humaine.
Selon le rapport annuel 2024 de HRANA (Agence de presse des militants des droits humains), au moins 2 255 rassemblements de protestation, 1 377 grèves du travail et 70 grèves professionnelles ont été recensés en Iran. Ces chiffres montrent que les mouvements de protestation des travailleurs sont d’ampleur nationale. Cependant, la situation des travailleurs d’Arak Aluminum est devenue urgente en raison de leur grève de la faim sèche et des informations faisant état d’hospitalisations. Sans action rapide, le risque d’une escalade de la crise est grave.

