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La pollution atmosphérique dans plusieurs grandes villes iraniennes pourrait atteindre des niveaux dangereux

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À Téhéran, la qualité de l’air, en raison de la hausse des polluants, est actuellement jugée « mauvaise pour les personnes sensibles ». L’agence météorologique nationale a émis une alerte orange pour Téhéran, Ispahan, Tabriz, Karaj, Ahvaz et Mashhad, prévenant que si les conditions météorologiques stables persistent et que les sources de pollution ne sont pas maîtrisées, l’indice de qualité de l’air dans ces villes pourrait atteindre un niveau « dangereux ».

Le vendredi 21 novembre, la société de contrôle de la qualité de l’air de Téhéran a annoncé que l’indice de qualité de l’air moyen sur 24 heures, basé sur les niveaux de PM2,5 (particules de moins de 2,5 microns), s’établissait à 103, un niveau considéré comme « mauvais pour les personnes sensibles ».

L’indice de qualité de l’air moyen du matin, vendredi, était de 133, également considéré comme « mauvais pour les personnes sensibles ».

L’indice de qualité de l’air (IQA) est divisé en cinq catégories principales : de 0 à 50, l’air est pur ; de 51 à 100, il est acceptable ; de 101 à 150, il est malsain pour les personnes sensibles ; de 151 à 200, il est malsain pour tous ; de 201 à 300, il est très malsain ; et de 301 à 500, il est dangereux.

Une hausse de la pollution est attendue la semaine prochaine

L’Organisation météorologique iranienne, dans une alerte orange, a annoncé que dans les prochains jours, la plupart des régions du pays connaîtront des conditions atmosphériques stables et un ciel dégagé, conditions qui entraînent une forte augmentation de la concentration de polluants dans les grandes villes industrielles et densément peuplées.

Selon l’alerte, si les sources de pollution fixes et mobiles, en particulier dans les zones industrielles et à fort trafic, ne sont pas maîtrisées, l’IQA pourrait atteindre des niveaux dangereux pour toutes les tranches d’âge.

Téhéran, Ispahan, Tabriz, Karaj, Ahvaz et Mashhad sont les villes les plus susceptibles de subir une aggravation de la pollution.

Sadegh Ziyaeian, directeur du Centre national de prévisions météorologiques et de gestion des crises, a déclaré que la stabilité du temps se maintiendrait jusqu’à la fin de la semaine prochaine et que « l’augmentation de la concentration de polluants dans les grandes villes est certaine ».

Selon lui, le vent ne soufflera que dans certaines parties de l’est du pays et n’aura aucun effet sur la dispersion de la pollution dans les grandes villes.

M. Ziyaeian a également indiqué que dans les prochains jours, le ciel de Téhéran sera dégagé, avec un voile de brume localisé, et que la qualité de l’air « sera mauvaise pour la santé de tous ».

Le régime iranien n’a jusqu’à présent mis en œuvre aucun plan de lutte contre la pollution atmosphérique. L’une des principales causes de pollution dans les grandes villes est la combustion de mazout (fioul lourd) dans les centrales électriques. Bien que l’Iran possède La pollution atmosphérique dans plusieurs grandes villes iraniennes pourrait atteindre des niveaux dangereuxles deuxièmes plus importantes réserves de gaz naturel au monde, le régime est incapable de fournir un combustible propre à ses centrales. Mais ce n’est pas la seule source de pollution. L’assèchement des zones humides et la dégradation des sols, le vieillissement des véhicules urbains, la circulation extrêmement dense, l’élimination inadéquate des déchets et l’incinération des ordures figurent parmi les autres facteurs contribuant à la pollution atmosphérique en Iran.

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