Les prisonnières politiques détenues dans le quartier des femmes de la prison d’Evin passent la fin de l’automne 2025 dans des conditions qui, selon des informations reçues, se caractérisent par une privation généralisée des services sanitaires, sociaux et médicaux les plus élémentaires. Cette situation alarmante persiste malgré les avertissements répétés des prisonnières et de leurs familles, restés jusqu’à présent sans réponse concrète ni durable de la part des autorités pénitentiaires.
Aux premières heures du 9 octobre, des dizaines de prisonnières politiques ont été transférées de la prison de Qarchak à Varamin vers le quartier des femmes de la prison d’Evin. Ce transfert, initialement réalisé avec la promesse d’une amélioration des conditions de détention, a en réalité entraîné une aggravation des problèmes et une pression accrue sur ces prisonnières. Selon des sources bien informées, les conditions dans le quartier des femmes de la prison d’Evin ne sont pas seulement au moins aussi mauvaises qu’à Qarchak, mais seraient même, dans certains cas, bien pires.
Grave contamination dans le quartier des femmes ; Rats et vermine
Selon les informations disponibles, une soixantaine de prisonnières politiques sont actuellement détenues dans le quartier des femmes de la prison d’Evin. Elles affirment que les couloirs et les cellules sont extrêmement insalubres et que la présence généralisée de rats et de vermine est devenue un problème permanent. D’après elles, le nombre de rats dans le quartier a atteint une centaine et continue d’augmenter.
Malgré ces conditions, l’administration pénitentiaire n’a pris aucune mesure efficace, telle que la désinsectisation, le nettoyage ou l’amélioration des conditions sanitaires. Cette négligence accroît le risque d’épidémies et de graves problèmes de santé pour les détenues.
Fermeture permanente des cellules et restrictions sévères des sorties
Un autre problème grave auquel sont confrontées les prisonnières politiques est la restriction sévère de leurs déplacements et de leurs sorties. Selon certains témoignages, les portes des cellules restent souvent verrouillées en permanence, confinant les détenues dans des espaces clos pendant de longues heures. Cette situation, en particulier pour les détenues âgées et malades, a de graves conséquences physiques et psychologiques et aggrave leurs maladies chroniques.
Privation de soins médicaux et de transferts sanitaires
Les prisonnières politiques du quartier des femmes de la prison d’Evin sont également privées de soins médicaux de base. L’accès aux médecins spécialistes, aux médicaments essentiels et aux transferts vers des hôpitaux extérieurs à la prison est fortement restreint, et, dans de nombreux cas, leurs demandes médicales sont ignorées. Cette situation met directement en danger la vie des prisonnières souffrant de maladies graves.
Situation critique des femmes âgées et malades
Les conditions de détention dans le quartier des femmes de la prison d’Evin seraient bien plus difficiles pour les prisonnières âgées et malades. Ces dernières endurent des journées éprouvantes sans accès à des soins médicaux spécialisés ni à des structures d’assistance, une situation qui a fortement accru l’inquiétude des familles et des défenseurs des droits humains.

