Mohammad Sharifi Moghaddam, secrétaire général de la Chambre des infirmières du régime iranien, a déclaré que plusieurs infirmières avaient été arrêtées lors des manifestations de janvier, sans toutefois fournir de chiffre précis. Il a souligné que ceux qui auraient dû les soutenir s’étaient dérobés et qu’aucune mesure concrète n’avait été prise à ce sujet.
M. Sharifi Moghaddam a déclaré mardi 10 février : « Des infirmières ont été arrêtées à Ispahan, à Téhéran et dans d’autres villes. »
Selon lui, outre les arrestations des 8 et 9 janvier, d’autres infirmières ont été interpellées les jours suivants : « Par exemple, la semaine dernière, une infirmière travaillant dans un centre de soins à domicile a été arrêtée. »
M. Sharifi Moghaddam a insisté : « Ceux qui auraient dû agir en faveur de ces personnes se sont dérobés et aucune mesure concrète n’a été prise concernant la situation des infirmières détenues. »
Après la publication de chiffres contradictoires concernant l’arrestation de professionnels de santé lors des manifestations en Iran, le président de l’Ordre des médecins a confirmé l’arrestation de plus de 50 personnes, dont des médecins, des infirmiers et d’autres membres du personnel soignant.
Le samedi 7 février, dans une interview accordée au journal d’État Etemad, Mohammad Rezaizadeh a déclaré que, parmi ces 50 personnes, certaines n’étant pas médecins mais appartenant à d’autres catégories de la profession médicale et paramédicale, comme les infirmiers, l’Ordre des médecins n’était pas responsable à leur égard.
Il a ajouté : « Nous avions initialement identifié 33 personnes dont l’identité avait été divulguée ; il s’agissait de personnes qui auraient été détenues pendant une heure. Après vérification, le nombre de personnes détenues s’est élevé à au moins 23, et compte tenu des libérations de ces derniers jours, ce chiffre est retombé à moins de 17. »
Ces chiffres du régime ont été annoncés alors que des informations diffusées sur les réseaux sociaux indiquent qu’au moins 30 membres du personnel médical sont détenus, dont Ali Fakher et Saber Dehghan, deux médecins arrêtés ces derniers jours par les services de sécurité iraniens.
Selon les informations reçues, Nastran, l’épouse d’Ali Fakher, et leur fille ont également été arrêtées.

