À l’occasion du quarantième jour de commémoration des martyrs des manifestations nationales de janvier 2026, la campagne « des mardis contre les exécutions » a publié un communiqué exprimant sa solidarité et son soutien indéfectibles au soulèvement du peuple iranien et aux familles des victimes. Dans ce communiqué, tout en exprimant sa compassion aux familles qui, loin de se laisser abattre, ont décidé de poursuivre le combat jusqu’à la victoire, il a été souligné que les membres de la campagne incarcérés observent une grève de la faim ce jour-là, pour protester contre la vague d’exécutions et les lourdes peines prononcées contre les détenus.
Poursuite de la campagne « des mardis contre les exécutions » : 108e semaine dans 56 prisons
En ce quarantième jour de commémoration des martyrs du soulèvement de janvier, et avec nos plus sincères condoléances aux familles et à tous ceux qui, lors des cérémonies commémoratives, honorent la mémoire des martyrs avec une détermination sans faille et, loin du deuil, ont choisi de poursuivre le combat jusqu’à la victoire, les membres de la campagne « des mardis contre les exécutions » réaffirment leur solidarité et leur soutien indéfectibles au soulèvement du peuple iranien et aux familles des victimes.
Les documents, vidéos et photos diffusés progressivement ces derniers jours, révélant des aspects du crime de janvier perpétré par le régime oppressif, confirment la déclaration inquiétante de Khamenei : « Le Dieu d’aujourd’hui est le même que celui des années 1980. » Ce niveau de criminalité nous rappelle une fois de plus l’horreur et l’ampleur des crimes contre l’humanité et des exécutions extrajudiciaires perpétrées dans les prisons entre 2000 et 2009 – des atrocités restées à l’abri des regards. Des crimes dont l’étendue reste encore à révéler.
Des dizaines de milliers de personnes détenues lors des récentes manifestations subissent aujourd’hui des pressions et des tortures, et des procédures sont en cours pour prononcer des condamnations à mort et de lourdes peines de prison à leur encontre. Nous appelons toutes les instances internationales à intervenir immédiatement pour sauver ces prisonniers. Par ailleurs, depuis le 21 janvier, plus de 300 prisonniers, dont trois femmes, ont été pendus.
Selon des informations publiées, Saleh Mohammadi, un lutteur de 18 ans arrêté lors des manifestations de janvier, est condamné à mort à la prison de Qom et sa vie est en danger.
Les membres du mouvement « des mardis contre les exécutions » appellent le peuple iranien, et notamment les familles des détenus, à ne pas rester silencieux, à diffuser les informations et les noms de leurs proches et à se faire leur porte-parole.
Les prisonniers politiques membres du mouvement « des mardis contre les exécutions » observent une grève de la faim ce mardi 17 février, pour la 108e semaine de la campagne, dans 56 prisons différentes.

