Alors que la politique étrangère occidentale envers l’Iran oscille depuis des décennies entre deux extrêmes – la guerre et l’apaisement –, une voix plus forte s’élève aujourd’hui au sein de la société iranienne : « Ni guerre étrangère, ni négociations avec le régime ! » Cette troisième voie – le soulèvement populaire organisé et la résistance intérieure – n’est pas un slogan émotionnel, mais une analyse politique ancrée dans l’histoire contemporaine de l’Iran et les réalités de la rue.
L’échec de la stratégie de négociation du régime iranien
Le régime iranien négocie avec les États-Unis, non pas en position de force, mais par désespoir. L’administration Trump a posé des lignes rouges claires : empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire et limiter son programme de missiles. Les responsables du régime iranien tentent de gagner du temps par la propagande médiatique.
Pour tenter d’échapper à sa profonde crise de légitimité interne, le régime s’est tourné vers la négociation, mais les États-Unis ne sont plus disposés à tolérer ces manœuvres dilatoires. Le vice-président américain J.D. Vance a déclaré sans ambages : « Nous ne pouvons pas nous asseoir à la table des négociations avec celui qui prend la décision finale », faisant directement référence à Ali Khamenei, le guide suprême du régime. Le régime iranien ignore lui-même ce qu’il recherche dans ces pourparlers ; il sait seulement que prolonger le processus lui est préjudiciable. L’issue de toute négociation à Genève ou ailleurs ne résoudra pas la crise interne du régime. C’est précisément là qu’intervient la troisième option : un renversement de l’intérieur, et non des négociations extérieures.
Les États-Unis et la pression pour une responsabilité totale
Aux États-Unis, le rapport de force a également évolué. Des sénateurs des deux partis, dans une lettre adressée directement au président Trump, ont averti qu’il ne suffit pas de se concentrer uniquement sur la question nucléaire tout en ignorant les crimes contre l’humanité commis dans les rues iraniennes. Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio ont affirmé à plusieurs reprises que si un accord nucléaire est possible, ils le poursuivront, mais que leur politique repose sur « la paix par la force ». Parallèlement, ils renforcent leur présence militaire dans la région. Cependant, l’opinion publique américaine n’est plus disposée à s’engager dans une nouvelle guerre visant à changer le régime. Les expériences irakienne et afghane ont démontré que les bombes et les missiles n’apportent pas la démocratie ; ils engendrent la destruction et, soit des gouvernements fantoches, soit de nouvelles dictatures.
Le peuple iranien comprend cette réalité mieux que n’importe quel analyste occidental. Les slogans scandés dans les rues – « Mort à Khamenei », « Mort au dictateur », « Non au shah, non aux mollahs » – expriment clairement le cri d’une nation qui déclare : ne confiez pas notre destin à des étrangers. Même les récentes propositions du fils de l’ancien shah, invitant à une intervention militaire étrangère, ont suscité une profonde méfiance au sein de la population, car les 120 dernières années de l’histoire iranienne sont marquées par des interventions qui ont instauré de nouvelles formes de tyrannie au lieu de la liberté. Le coup d’État de 1953 contre le gouvernement du Dr Mohammad Mossadegh en est un exemple. L’ancienne secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice et Hillary Clinton ont par la suite reconnu les conséquences de ce coup d’État et exprimé leurs regrets.
Une guerre étrangère non seulement ne parviendrait pas à renverser le régime, mais pourrait même lui donner un second souffle. L’histoire contemporaine a démontré que les interventions militaires étrangères en Iran ont soit instauré un gouvernement fantoche, soit conduit à une dictature encore plus brutale.
Les conséquences d’une guerre étrangère sur le soulèvement populaire
Si les gouvernements occidentaux aspirent véritablement à une politique avisée, ils devraient s’inspirer des rues iraniennes. Jeunes, femmes et membres de diverses communautés ethniques, scandant « Paix, liberté, égalité et mort à l’oppresseur » – qu’il s’agisse du Shah ou du Guide suprême – ont prouvé que les deux formes de dictature, monarchie et pouvoir clérical, sont rejetées de manière irrévocable. Reconnaître le droit légitime du peuple à renverser le régime, voilà ce que nous ont appris les expériences de l’Europe de l’Est et de l’Afrique du Sud. Lorsque la résistance intérieure a été reconnue, la politique étrangère s’est également orientée en faveur du peuple.
La troisième option : La légitimité historique du soulèvement et de la résistance organisée
La troisième option est la plus crédible car elle puise sa source dans le sang du peuple. Elle s’incarne dans la quête de justice des familles endeuillées, dans les messages des prisonniers politiques et dans la résistance organisée. La solidarité nationale manifestée lors des manifestations à Berlin – où Kurdes, Lors, Turcs, Arabes et Baloutches se sont unis en scandant « Iran libre » – témoigne de cette réalité. À l’inverse, toute manifestation marquée par des insultes et des affrontements ne reflète pas une véritable résistance, mais la sempiternelle dichotomie entre apaisement et guerre.
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Désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique et nécessité mondiale de reconnaître le droit à la résistance
Lorsque le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) est inscrit sur les listes des organisations terroristes aux États-Unis et dans certaines régions d’Europe, et que les institutions du régime sont largement reconnues comme composantes d’un appareil répressif, le silence n’est plus justifié. La communauté internationale ne peut rester indifférente à la répression menée par un régime assimilé au terrorisme et aux crimes contre l’humanité. Reconnaître la résistance organisée du peuple iranien est la seule politique morale et réaliste. Le régime iranien ne peut plus se retrancher derrière la diplomatie.
Le régime iranien est au bord du renversement et se trouve dans une impasse stratégique totale. Ses négociations sont vaines, une guerre étrangère serait désastreuse pour le peuple, et la seule voie restante est le soulèvement organisé et la résistance intérieure.
Cette troisième option n’est pas un vœu pieux, mais une réalité historique. Le moment est venu pour le monde de s’allier non pas au régime, mais au peuple iranien.

