Le pouvoir judiciaire du régime iranien a annoncé l’exécution de deux membres de l’OMPI. Selon un rapport publié tôt lundi 30 mars, Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi Sangdehi ont été exécutés.
Vie d’Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar
Né en septembre 1966, Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar était ingénieur civil, marié et père d’un enfant. Originaire de Téhéran, où il résidait, il avait déjà fait l’objet de pressions quelques années auparavant en raison de ses activités politiques.
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Iran's regime has executed political prisoners and PMOI members Mohammad Taghavi and Ali Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar this morning, as announced by the IRGC-affiliated Tasnim News Agency.Ali Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar, 59, a civil engineer, was arrested in January… pic.twitter.com/ibm5QmYhev
— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) March 30, 2026
Il a été arrêté à son domicile le 3 janvier 2024 et transféré au quartier 209 de la prison d’Evin, un centre d’interrogatoire réputé pour être l’un des principaux du régime. Après sa période d’interrogatoire, il a été transféré au quartier 4 de la même prison.
Daneshvarkar a été jugé conjointement avec plusieurs autres prisonniers politiques pour des accusations incluant l’appartenance à l’OMPI, la « rébellion armée contre l’État », le « rassemblement et la collusion » et la « formation d’un groupe ». Son procès s’est tenu en octobre 2024 devant la 26e chambre du Tribunal révolutionnaire, et il a finalement été condamné en novembre de la même année à la peine de mort ainsi qu’à des peines de prison.
Parallèlement, selon les services de sécurité du régime iranien, il aurait participé à des activités organisées et à des communications liées aux réseaux de l’OMPI ; accusations qui ont justifié la lourde peine prononcée à son encontre.
Mohammad Taghavi Sangdehi
Seyed Mohammad Taghavi Sangdehi, né en 1966, était titulaire d’une licence en graphisme de l’Université de Téhéran et vivait dans cette ville. Il a été emprisonné dans les années 1980 et a passé une grande partie de sa vie en prison en raison de ses activités politiques.
Taghavi a été arrêté à plusieurs reprises au cours des dernières décennies, notamment dans les années 2000, 2010 et ces dernières années. Sa dernière arrestation a eu lieu le 24 février 2024 à Chaldoran, ville du nord-ouest de l’Iran, près de la frontière turque. Après avoir été transféré au quartier 209, il a ensuite été transféré au quartier 4 de la prison d’Evin.
Il avait déjà été arrêté en 2021 pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et condamné à 5 ans de prison et 2 ans d’exil intérieur. Libéré en février 2023, il a été transféré à Kahnooj, ville de la province de Kerman, dans le sud-est de l’Iran, pour y purger sa peine d’exil.
Selon les rapports officiels, il aurait participé à des activités de terrain et de reconnaissance en lien avec des réseaux affiliés à l’OMPI ; des accusations qui ont été retenues lors de son procès.
Selon des rapports publiés par le pouvoir judiciaire du régime iranien, ces deux individus se sont impliqués dans des activités organisées liées aux réseaux de l’OMPI lors de manifestations et de troubles antérieurs. Ces rapports indiquent que, par le biais de communications internet, notamment via l’application de messagerie Telegram, ils étaient en contact avec l’OMPI à l’étranger et étaient passés à l’action.
D’après le pouvoir judiciaire du régime, Mohammad Taghavi Sangdehi était responsable de la direction d’une équipe et était chargé d’identifier les cibles et d’organiser les opérations sur le terrain. Il aurait également, grâce à des ressources financières, fourni des lieux pour loger le personnel et stocker du matériel.
😡 Exécution lundi de deux célèbres prisonniers politiques en #Iran
Mohammad Taghavi : 59 ans, graphiste, qui fut déjà emprisonné,dans le passé
Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar : 57 ans, ingénieur civil
Ils viennent d'être exécutés ce matin. #StopExecutionsInIran #OMPI
Ils faisaient… pic.twitter.com/1iFdu1oHZ8— Afchine Alavi (@afchine_alavi) March 30, 2026
Les rapports du régime font état de la découverte de matériel, notamment des lance-explosifs et du matériel connexe, sur les lieux utilisés par ces individus. Il est également indiqué qu’ils avaient fabriqué ce matériel et participé à certaines opérations.
Le régime affirme qu’Akbar Daneshvarkar a également participé à des manifestations et à des actions de perturbation et de reconnaissance. Le régime prétend avoir trouvé à son domicile des éléments liés à ces activités.
Le régime iranien réprime avec une extrême brutalité les membres et sympathisants de l’OMPI et a assassiné 120 000 membres de cette organisation au cours des 47 dernières années.
Durant l’été 1988, le régime iranien a pendu 30 000 membres de cette organisation en quelques semaines seulement.

