L’agence de presse Mizan, affiliée au système judiciaire du régime iranien, a rapporté tôt ce lundi 25 mai l’exécution d’Abbas Akbari Feyzabadi. Ce média d’État l’a présenté comme l’un des leaders des manifestations nationales dans le comté de Naein, situé dans la province d’Ispahan, et a affirmé qu’il avait été reconnu coupable de chefs d’accusation incluant « inimitié contre Dieu » (moharebeh), destruction délibérée de biens publics, trouble à l’ordre public et à la sécurité, ainsi que collusion contre la sécurité intérieure.
Le système judiciaire a également écrit, au sujet du courageux rebelle Abbas Akbari : « Il est apparu dans les rues armé d’une arme de poing militaire et a ouvert le feu sur les forces de sécurité. »
Cette exécution intervient alors même qu’aucun rapport préalable n’avait été publié concernant l’arrestation ou la condamnation à mort prononcée à l’encontre de ce prisonnier politique.
Parallèlement, des militants des droits humains ont exprimé leur inquiétude quant au traitement du dossier d’Abbas Akbari, affirmant qu’il a été examiné dans un climat entièrement sécuritaire et sans aucune transparence. À ce jour, aucune information indépendante n’a été divulguée concernant les détails de son arrestation, le déroulement de ses interrogatoires, les procédures judiciaires ou la question de savoir s’il a bénéficié d’une défense juridique efficace.
Les médias d’État ont prétendu qu’Abbas Akbari avait joué un rôle central lors des manifestations nationales dans le comté de Naein, au sein de la province d’Ispahan. Selon l’agence de presse Mizan, il était accusé d’avoir délibérément détruit des biens publics dans l’intention de s’opposer au régime, de troubler la sécurité publique et de conspirer contre la sécurité intérieure.
En revanche, les sources de défense des droits humains soulignent que le manque de transparence du processus judiciaire a renforcé les inquiétudes quant au respect des normes légales et judiciaires. Ces sources affirment que, dans de nombreux dossiers à caractère politique ou sécuritaire, les tribunaux révolutionnaires iraniens prononcent de lourdes peines — y compris des exécutions — sans en publier les détails ni les preuves.
Les militants des droits humains ont également déclaré que la famille d’Abbas Akbari avait subi des pressions de la part des services de sécurité tout au long de sa détention et des procédures judiciaires, ce qui l’a empêchée de s’exprimer publiquement sur sa situation. Selon ces militants, faire pression sur les familles de prisonniers politiques afin d’empêcher que leurs dossiers ne soient rendus publics constitue l’une des méthodes courantes employées dans les affaires sensibles liées à la sécurité.

