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Poursuite des violations des droits humains en Iran : les forces de sécurité ouvrent le feu sur des personnes célébrant la mort de Khamenei

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Alors que le régime iranien organisait les funérailles d’Ali Khamenei, quatre mois après sa mort, des médias spécialisés dans les droits humains ont rapporté que les forces de sécurité du régime avaient ouvert le feu sur des foules célébrant le décès du dictateur.

L’organisation de défense des droits humains Hengaw a signalé, le mercredi 8 juillet, que lors de célébrations de rue faisant suite à l’annonce de la mort du Guide suprême du régime iranien, les forces du régime ont ouvert le feu sur la population dans plusieurs villes du pays, tuant plusieurs civils.

Hengaw a indiqué avoir identifié deux des personnes tuées durant cette période. Selon le rapport, Nahal Ghalandari, originaire de Khorramabad, et Faezeh Afshari, originaire de Semirom (province d’Ispahan), ont été tuées par des tirs directs des forces du régime les 28 et 29 février, alors qu’elles participaient à des célébrations consécutives à l’annonce de la mort de Khamenei.

Parallèlement, le groupe de défense juridique Dadban a annoncé que 12 personnes, arrêtées lors des manifestations de janvier à Ispahan, ont été condamnées à mort dans le cadre de l’affaire dite de la « place Alikhani ».

Selon Dadban, ces condamnations ont été confirmées par la Cour suprême d’Iran le 5 juillet, et les dossiers ont été transmis au service d’exécution des peines du Tribunal révolutionnaire d’Ispahan pour application.

La procédure judiciaire a été ouverte après la mort de quatre membres de la force paramilitaire du régime, les Bassidjis, lors des manifestations de janvier 2026 sur la place Alikhani. Au total, 59 personnes ont été arrêtées en lien avec cette affaire. Vingt-trois d’entre elles, bien qu’elles n’aient apparemment joué aucun rôle dans l’incident, ont été condamnées à des peines de prison allant de cinq à dix ans. Toutes les personnes condamnées à mort dans ce dossier ont moins de 30 ans.

Le Centre pour les droits humains en Iran a également signalé, mercredi, que plus de 14 jours après l’arrestation de Saeed Hassani, un baha’i résidant à Shiraz, aucune information n’est disponible concernant le lieu où il se trouve, son état de santé ou les conditions de sa détention.

M. Hassani a été arrêté le 23 juin sur son lieu de travail à Shiraz par des agents de sécurité qui, selon les informations recueillies, ont fait preuve de violence et l’ont frappé avant de le transférer vers un lieu inconnu. Il avait déjà été arrêté par le même service de sécurité en 2016 et avait passé plus de deux mois en détention.

Par ailleurs, Hengaw a rapporté que, dans le cadre d’une nouvelle vague d’arrestations visant des citoyens et des militants, Mamosta Abubakr Yousefi et Younes Mousapour ont été arrêtés par des agents du ministère du Renseignement le dimanche 5 juillet, puis transférés au centre de détention de ce service à Urmia.

Selon les sources de Hengaw, les forces du régime ont fait preuve d’une grande violence physique et ont infligé des traitements dégradants lors de l’arrestation des deux hommes. Aucune information n’est disponible quant aux motifs de leur arrestation, aux charges retenues contre eux ou à leur état de santé, et les autorités judiciaires ont refusé de répondre aux demandes de leurs familles.

HRANA, l’agence de presse des militants des droits de l’homme (Human Rights Activists News Agency), a également signalé que le prisonnier politique Abbas Vahedian Shahroudi — qui souffre de psoriasis, d’infections pulmonaires et gingivales, de diabète, d’hypertension et d’hypercholestérolémie — s’est vu refuser des soins médicaux spécialisés. Les autorités pénitentiaires ont empêché son transfert vers des établissements médicaux extérieurs à la prison. M. Shahroudi, écrivain et militant de la société civile, est incarcéré à la prison de Vakilabad, à Machhad.

Poursuite des violations des droits humains en Iran : les forces de sécurité ouvrent le feu sur des personnes célébrant la mort de KhameneiL’avocat Mahmoud Taravat-Ravari a annoncé dans une publication Instagram que la détention de trois avocates — Elham Zeraatpisheh, Bahar Sahraeian et Astareh Ansari — se prolongeait depuis deux mois.

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