La grève de la faim et le sit-in menés par environ 1 500 détenus condamnés à mort dans l’unité 2 de la prison de Ghezel Hesar, à Karaj, sont entrés dans leur huitième jour ce lundi 20 juillet. Ces détenus, qui protestent contre la poursuite de l’exécution des peines capitales, réclament la fin de ce qu’ils qualifient de « machine à exécuter » du régime iranien.
Selon les informations publiées, les grévistes ont organisé un sit-in tout au long de la semaine, brandissant des pancartes portant des slogans tels que : « La prison et l’exécution ne doit pas être le sort réservé à la jeunesse iranienne ». Ils ont exprimé leur soutien à la campagne « des mardis contre les exécutions » et ont affirmé qu’ils poursuivraient leur mouvement de protestation jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.
🚨 Alerte
Selon les informations diffusées par des défenseurs des droits humains, environ 1 500 détenus condamnés à mort à la prison de Ghezel Hesar seraient en grève de la faim depuis une semaine. #StopExecutionsInIran
La vidéo montre un condamné à mort affirmant qu’aucune… pic.twitter.com/YNf8Kq0qGA— Afchine Alavi (@afchine_alavi) July 20, 2026
La grève se poursuit alors que des rapports indiquent que les détenus ont été privés de certains services de base et que l’état de santé physique de plusieurs grévistes de la faim s’est détérioré. Il est également rapporté que les autorités pénitentiaires ont tenté d’empêcher la diffusion d’informations sur la protestation en restreignant les communications des détenus avec l’extérieur.
Alors que le sit-in entrait dans sa huitième journée, des centaines de proches de condamnés à mort s’étaient rassemblés la veille devant la prison de Ghezel Hesar pour réclamer l’arrêt des exécutions et sauver la vie des détenus. En scandant des slogans contre la peine capitale, les manifestants ont exhorté les instances internationales et les organisations de défense des droits humains à agir pour empêcher l’exécution de ces sentences.
Selon les informations recueillies, des forces de sécurité et des gardiens de prison ont été déployés pour disperser les manifestants et tenter de mettre fin au rassemblement, mais les familles ont maintenu leur protestation malgré la pression sécuritaire.
Parallèlement, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a appelé, dans un communiqué, les Nations unies, les rapporteurs spéciaux de l’ONU sur les droits humains et d’autres instances internationales à soutenir les détenus en grève, à agir pour stopper l’exécution des peines capitales et à dépêcher une mission internationale d’enquête dans les prisons iraniennes.

