Parisa Kamali, prisonnière politique détenue à la prison centrale de Yazd, a envoyé un message audio évoquant les crimes persistants et les exécutions successives perpétrés par le régime iranien, du massacre des prisonniers politiques en 1988 jusqu’à nos jours. Elle a souligné que le régime cherche à assurer sa survie en semant la peur et la terreur par le biais d’exécutions, mais qu’il a fait un mauvais calcul. Dans son message, elle a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à ne pas fermer les yeux sur les crimes commis par ce régime bourreau et à prendre les mesures appropriées pour stopper sa machine à tuer.
Message de Parisa Kamali depuis la prison centrale de Yazd
Nous sommes un peuple perpétuellement en deuil. Nous ne nous sommes pas encore remis de la douleur causée par les tueries du régime durant le mois de Dey que nos plaies se rouvrent déjà. De 1988 à aujourd’hui, le sang n’a cessé de couler. Le pouvoir fasciste des mollahs cherche à instaurer la peur et la terreur par des exécutions et des massacres répétés afin de prolonger sa survie, mais il a fait fausse route. Nous avons surmonté la peur d’une mort cruelle et nous sommes habités par la colère. Nous croyons qu’un jour viendra où la peine capitale n’aura plus sa place dans la Constitution de notre pays.
Nous appelons la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à ne pas fermer les yeux sur les crimes et les massacres que le régime bourreau des mollahs inflige au peuple, et à prendre les décisions et mesures appropriées pour arrêter cette machine à tuer. Non aux exécutions. Dans l’espoir d’un Iran libre et prospère.
Parisa Kamali – Prison centrale de Yazd

