Dernier signe en date de l’effondrement du système éducatif en Iran, il a été rapporté que 70 élèves d’une école de Téhéran comptant 400 inscrits n’ont pas pu poursuivre leur scolarité ; cela représente 17,5 %, soit plus d’un sixième des élèves de cet établissement.
Un nombre important de ces enfants et adolescents étaient scolarisés en classes de 7e, 8e et 9e année (équivalentes aux niveaux allant de la 5e à la 3e en France) ; à cet âge, l’abandon scolaire peut les précipiter directement vers le travail forcé, une pauvreté tenace et des fléaux sociaux.
Derrière ces chiffres se trouvent des familles qui, sous la pression de l’inflation, des coûts de la scolarité et de la crise économique, n’ont plus les moyens de maintenir leurs enfants à l’école.
Sous un régime qui consacre des milliards de dollars des ressources de l’Iran à la répression, au bellicisme et au soutien de forces par procuration, des adolescents de la capitale se voient privés de leur droit le plus fondamental — le droit à l’éducation — en raison de la pauvreté.
Si 70 élèves ont abandonné l’école dans un seul établissement, quel est le nombre réel d’enfants privés d’éducation à travers l’Iran ?
Ces chiffres ont été communiqués par un inspecteur de l’Éducation nationale lors d’une visite dans une école de Téhéran.

