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Les banques iraniennes : au service de l’économie ou du capitalisme corrompu ?

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L’état chaotique des banques iraniennes est l’une des principales causes de la crise économique du pays. Au lieu de jouer un rôle de soutien à la production, elles sont devenues des outils au service de l’establishment au pouvoir. Ce changement a entraîné une augmentation de la dette et de l’inflation.

La dernière liste des principaux débiteurs bancaires, datée de la mi-décembre 2024, a été récemment publiée par la Banque centrale. Selon le rapport, les créances en souffrance des banques ont dépassé 7 890 trillions de rials (environ 9,85 milliards de dollars). Ce chiffre est le résultat de prêts importants contractés par des entreprises publiques, semi-publiques et des personnes influentes.

Les ressources proviennent des dépôts publics. L’incertitude quant au remboursement de ces dettes porte atteinte aux droits publics du peuple iranien.

Les taux d’intérêt bancaires élevés ont entraîné une augmentation des liquidités. La concurrence entre les banques privées pour payer des taux d’intérêt plus élevés a alimenté la croissance des liquidités, devenant un moteur d’inflation et d’expansion de la base monétaire.

Les banques sont entrées sur divers marchés sans rendre de comptes. Cette action dangereuse a perturbé la production et déstabilisé l’économie. Les taux d’intérêt bancaires élevés ont réduit les activités productives. Alors que la croissance économique stagne, les banques iraniennes se livrent à des activités non productives.

Les banques ont modifié le cours de l’économie. Elles n’accordent pas de prêts au secteur privé iranien, le mettant ainsi à l’écart. Les entreprises affiliées aux banques, les entreprises publiques et semi-publiques contractent des prêts importants mais ne parviennent pas à les rembourser.

En réalité, les banques ont dirigé les ressources financières vers leurs entités affiliées. Les prêts faciles accordés aux entreprises internes ont créé des dettes bancaires massives, entraînant d’importants problèmes économiques.

Les fluctuations monétaires et la hausse du prix des pièces de monnaie montrent que le système bancaire est activement impliqué dans les marchés informels. Les activités productives du pays ne génèrent pas de bénéfices similaires. Cela indique que le système bancaire a déplacé ses capitaux vers des marchés spéculatifs de devises et de pièces de monnaie.

Dans les années 2000, l’entrée du système bancaire sur le marché immobilier a provoqué une flambée incontrôlée des prix. Cette croissance a conduit à de graves récessions, dont les effets sont toujours présents.

Ces dernières années, la mauvaise gestion du système bancaire a entraîné une baisse de la confiance du public. De nombreux citoyens ont retiré leurs dépôts du système bancaire en raison des mauvaises performances des banques. Cette perte de confiance a exercé une pression supplémentaire sur l’économie.

Le manque de transparence dans les opérations du système bancaire est l’une des principales raisons de la crise. Les banques ne divulguent pas entièrement leurs rapports financiers. Ce manque de transparence a rendu difficile la surveillance de leurs opérations. Une supervision insuffisante a permis aux banques de poursuivre leurs activités néfastes sans rendre de comptes.

La dernière liste des principaux débiteurs bancaires, datée de fin décembre, a été récemment publiée par la Banque centrale.

La liste comprend les noms mis à jour des débiteurs de diverses banques, telles que Shahr, Eghtesad Novin, Refah Kargaran, Sarmayeh et Iran Post, mis à jour jusqu’à la fin de l’automne 2024. Les autres banques figurant sur la liste comprennent Export Development, Middle East, Karafarin, Keshavarzi (Agriculture), Iran Zamin, Ayandeh, Dey, Sina, Iran-Venezuela, Gardeshgari (Tourisme) et les banques Melli.

Les filiales du système bancaire figurent toutes parmi les principaux débiteurs bancaires.

Selon la Banque centrale, l’Iran Government Trading Corporation et le groupe Amir Mansour Arya sont les plus gros débiteurs de la banque Melli. En outre, des sociétés telles que Mazandaran Wood and Paper, Isfahan Steel et Iran Steel Industrial Group figurent parmi les principaux débiteurs de la banque Melli.

Les compagnies ferroviaires Verdin Pazan et Rail Transportation figurent également sur cette liste.

Plusieurs banques ont encore du mal à recouvrer leurs importantes créances. Ces dettes ont non seulement mis sous pression le système bancaire, mais ont également porté préjudice à l’économie iranienne.

Le système bancaire, au lieu de soutenir la production, a aggravé la crise économique. Ses politiques ont effectivement entravé le développement économique. En Iran, le système bancaire utilise le capital public à des fins de profit pour l’establishment au pouvoir. Cela a creusé les inégalités sociales et accru la pauvreté.

Les banques iraniennes : au service de l’économie ou du capitalisme corrompu ?Le système bancaire iranien fonctionne comme un outil de l’establishment au pouvoir. Au lieu de rendre des comptes au peuple, il met en œuvre les politiques gouvernementales. Cela a fait perdre aux banques leur rôle initial dans l’économie.

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