À l’approche du Nouvel An iranien (Nowruz) le 21 mars, l’écart de prix entre les fruits et légumes vendus sur les marchés municipaux et ceux vendus dans les magasins de détail des villes s’est considérablement élargi.
Si ces produits sont proposés à des prix plus abordables sur les marchés municipaux, ils sont parfois vendus jusqu’à deux fois plus cher dans les magasins de détail.
L’agence de presse Borna, affiliée à l’État, rapporte les conditions de prix que les concombres de serre sont vendus à 430 000 rials le kilo sur les marchés municipaux, tandis que dans les magasins de ville, la même qualité et le même poids sont vendus à 750 000 rials. Le taux de change du dollar américain est actuellement d’environ 890 000 rials.
En outre, les citrons verts persans sont vendus à 640 000 rials le kilo sur les marchés municipaux, mais coûtent 1,44 million de rials sur le marché libre.
Cette différence de prix est également visible pour d’autres produits. Par exemple, la laitue coûte 240 000 rials le kilo sur les marchés municipaux, mais atteint 900 000 rials dans les magasins.
Cette différence de prix reflète un manque de contrôle adéquat de la chaîne d’approvisionnement et de distribution. Selon les rapports, la présence de multiples intermédiaires dans le processus de distribution ajoute des coûts supplémentaires, ce qui fait grimper le prix final pour les consommateurs.
En outre, le manque de transparence des prix et l’absence d’affichage des étiquettes de prix officielles dans les magasins de la ville ont conduit les détaillants de différentes zones à facturer des prix différents pour les mêmes produits.
Le rapport souligne en outre que pour résoudre ce problème, les autorités responsables doivent mettre en œuvre une surveillance continue et plus stricte. Les solutions proposées comprennent l’expansion des chaînes de magasins, la création de plateformes de surveillance des prix en ligne et l’aide aux producteurs pour vendre leurs produits directement aux consommateurs.
Sinon, les consommateurs seront obligés d’acheter des fruits et légumes à des prix exorbitants, malgré la possibilité d’une tarification plus équitable.
Des rapports antérieurs de divers médias iraniens ont indiqué que la forte hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat ont conduit à l’introduction de « paiements échelonnés » pour les biens de première nécessité à l’occasion de la nuit de Yalda (la fête iranienne du solstice d’hiver). Certains rapports ont noté que les ménages des groupes à faible revenu avaient simplifié leurs célébrations ou les avaient complètement omises.
Le site Internet Eghtesad 100 a signalé que les mauvaises conditions économiques ont laissé de nombreuses familles dans l’impossibilité d’acheter des fruits et des collations festives pour les fêtes.

