Le Département du Trésor américain, dans sa dernière série de sanctions contre le régime iranien, a ciblé un réseau impliqué dans les exportations de pétrole iranien et a sanctionné une personne et plusieurs entités, dont une raffinerie chinoise, pour avoir acheté et traité du pétrole brut iranien.
Les sanctions annoncées par le Département du Trésor américain le jeudi 20 mars constituent la quatrième série de sanctions de Washington contre les ventes de pétrole iranien depuis le rétablissement de la politique de pression maximale sous la nouvelle administration de Donald Trump.
Trump a déclaré que ces mesures visaient à empêcher le régime iranien d’acquérir l’arme nucléaire et à mettre fin à son financement de groupes mandataires soutenus par Téhéran.
Le 20 mars, le Département du Trésor américain a annoncé dans un communiqué avoir sanctionné une raffinerie connue sous le nom de Teapot et son PDG pour avoir acheté et raffiné pour des centaines de millions de dollars de pétrole brut iranien.
Le terme « Teapot Refinery » désigne les petites raffineries de pétrole brut indépendantes en Chine, dont les capacités de production sont généralement inférieures à celles des grandes raffineries publiques et qui se concentraient historiquement sur la satisfaction de la demande locale.
Selon le Département du Trésor américain, Lucheng Petrochemical, une raffinerie indépendante de la province chinoise du Shandong, a acheté des millions de barils de pétrole iranien pour une valeur d’environ 500 millions de dollars.
Wang Xueqing, citoyen chinois, PDG et représentant légal de cette entreprise, figure également sur la nouvelle liste des sanctions de Washington.
Le pétrole acheté par cette raffinerie chinoise provenait notamment de navires affiliés aux rebelles houthis du Yémen et au ministère iranien de la Défense.
Dans le cadre de cette série de sanctions, 19 entités et navires responsables du transport de millions de barils de pétrole iranien ont également été visés.
« Les achats de pétrole iranien par les raffineries Teapot constituent la principale source de revenus du régime iranien, principal État soutenant le terrorisme dans le monde », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent. « Les États-Unis sont déterminés à couper les sources de revenus qui permettent à Téhéran de continuer à financer le terrorisme et à développer son programme nucléaire. »
Le département du Trésor américain a souligné que le pétrole brut iranien est transporté vers les raffineries de Teapot par une flotte fantôme qui recourt à des pratiques de transport trompeuses, telles que la modification des données du Système d’identification automatique (AIS).
Alors que les États-Unis restent déterminés à réduire à zéro les exportations de pétrole iranien, Reuters a rapporté le 28 février que la Chine prévoyait d’augmenter ses importations de pétrole brut en provenance d’Iran et de Russie au cours du mois prochain.
Selon le rapport, l’augmentation des importations chinoises est due à l’arrivée de pétroliers non soumis aux sanctions américaines, qui ont remplacé les navires sanctionnés en raison de leur forte rentabilité.
Les nouvelles sanctions ont été imposées en vertu du décret présidentiel 13902, visant les secteurs pétrolier et pétrochimique iraniens.
Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump a poursuivi la politique de pression maximale contre le régime iranien, qu’il avait déjà menée lors de son premier mandat.

