Le régime iranien a condamné à mort le prisonnier politique Peyman Farahavar. Cette condamnation a été prononcée en raison de ses poèmes, écrits et positions en faveur des agriculteurs, de ses protestations contre la destruction de l’environnement, la construction massive de villas de luxe et les politiques économiques néfastes dans la province du Gilan.
L’Association iranienne des droits de l’homme a rapporté mardi 6 mai que le prisonnier politique Peyman Farahavar, poète originaire du Gilan, a été condamné à mort pour « rébellion » (baghi) et « inimitié contre Dieu » (moharebeh), ainsi qu’à trois mois de prison pour « propagande contre le régime ». Ce verdict a été rendu le 1er mai lors d’une audience présidée par le juge Ahmad Darvish-Goftar, sans la présence d’un avocat.
Le prisonnier politique Peyman Farahavar, père d’un enfant de dix ans, a été arrêté par les forces de sécurité en août 2024 et, après un interrogatoire mené par les services de renseignement, transféré à la prison de Lakan. Il avait déjà été arrêté et condamné pour son activisme.
Ce prisonnier politique souffre de graves problèmes de santé, notamment de complications liées à une opération de la vésicule biliaire, d’hypersensibilité lymphatique et de douleurs intenses au niveau de la zone opérée. Malgré son état critique, les autorités pénitentiaires ont jusqu’à présent refusé de le transférer vers un centre médical.
Farahavar a également souffert d’hémorragies internes lors des interrogatoires et est toujours privé de soins médicaux appropriés.
Il a subi de graves tortures psychologiques et physiques pendant sa détention. Arrêté par les services de renseignement du CGRI le 17 août 2024, il a subi une semaine de tortures intenses, au point de perdre connaissance et de rester inconscient pendant 24 heures.
Cette affaire est un nouvel exemple alarmant de condamnations à mort prononcées contre des militants civils et politiques en Iran, sans respect des principes d’un procès équitable et avec de graves violations des droits des accusés.
Le juge Ahmad Darvish-Goftar est président du tribunal révolutionnaire de Rasht et a précédemment présidé la première chambre de ce tribunal. Il a présidé plusieurs affaires, notamment celles de Manouchehr Fallah et Sharifeh Mohammadi, tous deux condamnés à mort pour « rébellion ». Darvish-Goftar a également condamné le prisonnier politique Hamzeh Darvish à 14 ans de prison.
Selon certaines informations, après l’annulation de la condamnation à mort de Sharifeh Mohammadi par la Cour suprême, son dossier a été transmis à la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire de Rasht, présidée par le fils d’Ahmad Darvish-Goftar.

