Selon les informations disponibles à ce jour, au moins 86 étudiants ont été tués lors des manifestations de janvier. Ce bilan est loin d’être exhaustif, car les familles subissent de fortes pressions et les communications restent strictement restreintes.
D’après des militants étudiants, la fermeture des universités a créé un climat propice à la répression silencieuse des étudiants. Chaque jour, les médias étudiants font état de l’arrestation d’un nouvel étudiant. Ali Taheri-Kia, Mobin Safdari et Abbas Yousefi, trois étudiants de l’Université de Téhéran, ont été arrêtés il y a près de quatre semaines alors qu’ils se rendaient à leurs résidences universitaires. Selon des militants étudiants, des dizaines d’étudiants sont actuellement détenus.
Des responsables du régime iranien coupables de massacres de masse, selon une organisation de défense des droits humains https://t.co/7GjKitOkHdhttps://t.co/oL9OHo3JZ3
— Iran Focus (@Iran_Focus) February 6, 2026
D’après des sources étudiantes, face à la disparition des espaces sûrs sur les campus et aux récentes pressions psychologiques et sécuritaires, au moins cinq étudiants se sont suicidés. Elina Bahrami et Nia Samari, étudiantes à l’Université de Téhéran, en sont des exemples. Fatemeh Kamali, étudiante à l’université de Shiraz, ainsi qu’Erfan Taherkhani et Farhad Salari, étudiants dans une université de sciences médicales, figurent parmi les étudiants décédés ces derniers jours dans des circonstances suspectes.
Le site d’information d’État Emtedad affirme que le ministère des Sciences, en se déchargeant de ses responsabilités sur les universités, est de fait resté inactif et passif face à cette situation critique. Emtedad écrit : « Il semble que le ministère des Sciences,
incapable de prendre des décisions et d’en assumer les conséquences, tente de se dédouaner en déléguant ces choix aux universités. Depuis le début des manifestations, ce ministère n’a fait que donner des directives et publier des communiqués remplis de slogans, tandis que le ministère de la Santé est resté complètement silencieux. Or, les universités ont plus que jamais besoin d’une gestion efficace pour apaiser les tensions actuelles. »

