Parallèlement aux cérémonies commémorant le quarantième jour après la mort des martyrs du soulèvement de janvier, de grands rassemblements publics ont eu lieu dans plusieurs villes d’Iran. Dans la province de Fars, à Nurabad Mamasani, une foule nombreuse s’est réunie pour rendre hommage à Mehdi Ahmadi et Abolfazl Heydari Mouselou, deux personnes tuées lors des manifestations.
À Qir, également dans la province de Fars, la cérémonie du quarantième jour pour Abolfazl Heydari Mouselou s’est déroulée sur sa tombe, en présence de milliers de personnes. La foule lui a rendu hommage en scandant des slogans tels que « À bas le dictateur ! », « Abolfazl, que ton âme repose en paix ! », « Cette fleur fanée s’est sacrifiée pour la patrie » et « Un Iranien meurt, mais refuse l’humiliation ! ». Selon des sources locales, le rassemblement a été marqué par une forte mobilisation et des slogans de protestation explicites.
Scène choquante : Le moment où la petite fille de Fatemeh Soltani apprend le martyre de sa mère —
un instant qui brûle chaque être humain jusqu’au plus profond de ses os.#IranMassacre pic.twitter.com/SMQaodLhGK— Afchine Alavi (@afchine_alavi) February 20, 2026
Parallèlement, à Nurabad Mamasani, commémorait le quarantième jour de la mort de Mehdi Ahmadi. Les participants ont perpétué son souvenir en scandant des slogans tels que « Mort au CGRI » (en référence au Corps des gardiens de la révolution islamique, une force militaire et de sécurité clé du régime iranien) et « Mort à Khamenei » (en référence au guide suprême du régime, Ali Khamenei). Des images et des reportages publiés sur les réseaux sociaux indiquent qu’une foule importante a assisté à la cérémonie, qui s’est transformée en manifestation contre le régime iranien.
De même, dans la province de Golestan, une cérémonie commémorait le quarantième jour de la mort de Nahayat Rahimi Dashti, une jeune femme tuée d’une balle dans le cou le jeudi 8 janvier sur la place Kakh, dans la ville de Gorgan. Lors de la cérémonie, sa mère s’est adressée aux participants avec des paroles émouvantes : « Ma fille n’était pas une passante ; c’était une combattante ! Elle est partie pour sa patrie !»
Ces cérémonies, organisées dans le cadre des commémorations du quarantième jour en hommage aux victimes des manifestations de janvier, sont devenues ces dernières semaines des lieux d’expression de la colère publique et de réaffirmation des revendications des manifestants. La forte participation du public et la répétition des slogans politiques lors de ces événements témoignent de la persistance d’un climat social tendu dans plusieurs villes.
La tenue simultanée de ces cérémonies dans plusieurs villes – de Qir à Nurabad Mamasani et Gorgan – a une fois de plus démontré que les rituels de deuil du quarantième jour pour les personnes tuées ne sont pas de simples hommages, mais sont devenus des plateformes d’expression de la protestation et de la solidarité sociale.

