La Résistance iranienne a demandé à Mme Mai Sato, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, de rencontrer cinq prisonniers politiques et de s’informer sur leur sort.
Suite à l’appel public lancé par la mère de Bijan Kazemi, bouleversée, qui n’a pu obtenir qu’un seul appel téléphonique de deux minutes après 120 jours de détention et s’est vu refuser toute visite malgré ses efforts répétés, la Résistance iranienne a exhorté Mme Mai Sato, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, et les autres organismes internationaux de défense des droits humains à garantir un accès immédiat et direct aux prisonniers politiques Bijan Kazemi, Mohammad Akbari Monfared, Amirhossein Akbari Monfared et Maryam Akbari Monfared, et à fournir un rapport sur leur état de santé et leur traitement.
Bijan Kazemi
Bijan Kazemi, né en 1981 à Kuhdasht, a été arrêté par des agents du ministère du Renseignement en mars 2020 et a passé plus de deux ans à la prison de Khorramabad. Après sa libération, il a été placé sous surveillance avec bracelet électronique à la cheville pendant un an et demi. Son arrestation initiale avait déjà été signalée au Rapporteur spécial des Nations Unies et à Amnesty International. Sa nouvelle arrestation, le 20 janvier 2025, a eu lieu sans justification légale ni inculpation officielle.
Amirhossein Akbari Monfared
Le 19 janvier 2025, soit un jour seulement après l’assassinat de deux juges notoires du régime, Ali Razini et Mohammad Moghiseh, un groupe d’agents de sécurité portant des gilets pare-balles et des armes de type militaire ont fait irruption au domicile d’Amirhossein Akbari Monfared, 22 ans. Ils l’ont violemment arrêté, et à ce jour, aucune information n’est disponible sur son sort ni sur son état de santé.
Mohammad Akbari Monfared
Deux jours plus tard, le 21 janvier, des agents sont retournés au domicile familial et ont cette fois arrêté le père d’Amirhossein, Mohammad Akbari Monfared. Ancien prisonnier politique des années 2000, il a également été arrêté lors du soulèvement de 2022. Lui aussi est détenu au secret.
Par la suite, les agents de sécurité ont tenté de contraindre et d’intimider les familles afin de découvrir d’éventuels liens avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), déclenchant ainsi une nouvelle vague de répression et de pressions à leur encontre.
Maryam Akbari Monfared
Maryam Akbari Monfared, membre bien connue de cette famille, a passé 16 ans à la prison de Qarchak à Varamin sans une seule permission de sortie médicale et est détenue parmi les criminels de droit commun. Son état de santé serait critique. Trois de ses frères et une sœur ont été exécutés par le régime iranien dans les années 1980. Son seul « crime » a été de réclamer justice pour ses proches.
La Résistance iranienne a donc exhorté Mme Mai Sato à se rendre auprès de ces prisonniers et à s’informer sur leur sort, dont les familles ont été laissées dans l’ignorance pendant une longue période et dont la vie est gravement menacée.

