Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a qualifié les récentes déclarations du ministre français des Affaires étrangères concernant le programme nucléaire du régime de « totalement infondées et absurdes ».
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a averti que si les négociations entre le régime iranien et les États-Unis ne parvenaient pas à garantir les intérêts de sécurité des pays européens, les trois puissances européennes déclencheraient immédiatement le mécanisme de retour à la normale pour rétablir toutes les sanctions des Nations Unies contre l’Iran.
Lundi 28 avril, lors d’une conférence de presse conjointe avec Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), M. Barrot a déclaré que le régime iranien cherchait à se doter de l’arme nucléaire et avait dépassé tous ses engagements en matière d’enrichissement d’uranium.
Barrot a ajouté que l’intérêt de l’Europe est de veiller à ce que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire. C’est pourquoi elle soutient et encourage les négociations en cours entre les États-Unis et le régime iranien. Il a ajouté qu’elle travaille en étroite collaboration avec Marco Rubio et Steve Witkoff [hommes politiques américains], car l’expiration du JCPOA se rapproche chaque semaine.
Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré : « Ces propos mensongers, conjugués aux menaces de réimposition de sanctions contre l’Iran, renforcent le soupçon que la position critique de la France se transforme en un rôle perturbateur.»
Baghaei a ajouté : « Une telle approche n’ajoutera certainement rien à la crédibilité de la France ni à sa position en Europe et dans le monde. »
Le régime iranien a dépassé les limites fixées par l’accord nucléaire et a produit des stocks d’uranium hautement enrichi – des niveaux d’enrichissement qui, du point de vue des pays occidentaux, dépassent largement les besoins d’un programme énergétique pacifique et approchent le seuil requis pour la production d’une ogive nucléaire.
Par ailleurs, Mohammad Hossein Ranjbaran, conseiller d’Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, a écrit sur X (anciennement Twitter) qu’il rejetait les informations de Reuters et du New York Times concernant le programme nucléaire du régime.
Plus tôt, Reuters avait rapporté – citant huit responsables et diplomates au courant des négociations entre le régime iranien et les États-Unis – que les pourparlers s’orientaient vers un accord visant à limiter, mais pas à démanteler, le programme nucléaire de Téhéran, accord qui ne différerait pas sensiblement du JCPOA initial.
Au cours de ses 20 années de négociations avec les gouvernements occidentaux, le régime iranien a prouvé qu’il n’avait aucune intention de démanteler son programme d’armement nucléaire. Le monde a pris connaissance de ce programme pour la première fois lorsque le Conseil national de la Résistance iranienne (la plus grande coalition politique opposée au régime) l’a révélé.

