Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, a vivement critiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans un message publié sur X le dimanche 13 juillet 2025 au soir, en réponse aux conditions posées par Netanyahou pour un éventuel accord avec l’Iran.
Araghchi a écrit dans son message :
Netanyahou a promis la victoire à Gaza il y a près de deux ans. Résultat : un bourbier militaire, un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et 200 000 nouvelles recrues du Hamas.
Le ministre des Affaires étrangères du régime iranien a également écrit dans son message que Netanyahou n’avait pas réussi à « effacer plus de 40 ans de réussites nucléaires pacifiques » et a affirmé que chacun des dizaines de scientifiques iraniens tués par Israël « avait formé plus de 100 disciples compétents. Ils montreront à Netanyahou de quoi ils sont capables.»
Netanyahu pledged victory in Gaza almost two years ago. The end result: military quagmire, facing arrest warrant for war crimes, and 200,000 new Hamas recruits.
In Iran, he dreamed that he could erase 40+ years of peaceful nuclear achievements. The end result: every one of the… pic.twitter.com/1eJZB9qphy
— Seyed Abbas Araghchi (@araghchi) July 13, 2025
Dans une interview diffusée dimanche sur Fox News, le Premier ministre israélien a posé trois conditions à tout accord avec le régime iranien : l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium, l’interdiction des missiles balistiques d’une portée supérieure à 482 kilomètres et l’abandon des forces supplétives du régime impliquées dans le terrorisme.
Dans cette interview exclusive, Netanyahou a souligné que si l’Iran fournissait des garanties sur ces trois points, « nous aurions affaire à un régime différent ». Dans le cas contraire, a-t-il déclaré, l’Iran devrait rester isolé et être laissé à lui-même face à l’évolution de la situation interne.
Netanyahou a également souligné que si Israël et les États-Unis n’avaient pas attaqué les sites nucléaires du régime iranien le mois dernier, l’Iran aurait pu se doter de l’arme nucléaire en moins d’un an.
La nomination critique du ministre des Affaires étrangères du régime iranien, en réponse aux propos de Netanyahou, a suscité des réactions de la part des responsables israéliens.
Gharibabadi : Aucun inspecteur de l’AIEA n’est actuellement en Iran
Sur fond d’escalade verbale entre le régime iranien et les responsables israéliens, Kazem Gharibabadi, adjoint aux affaires juridiques et internationales au ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré qu’« aucun inspecteur de l’Agence internationale de l’énergie atomique n’est actuellement présent en Iran ».
Selon l’agence de presse officielle ISNA, Gharibabadi l’a confirmé lors d’une émission télévisée le dimanche 13 juillet 2025 au soir, ajoutant que « si l’Agence a une demande ou une exigence, l’autorité décisionnelle sera le Conseil suprême de sécurité nationale ».
Au lendemain du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, le Majlis (Parlement) du régime iranien a adopté une résolution urgente visant à suspendre la coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique. Il a déclaré que toute reprise de la coopération serait conditionnée à l’obtention de garanties de sécurité pour l’Iran.
Dans son interview de dimanche, Gharibabadi a évoqué cette décision en déclarant : « La résolution parlementaire est claire et, sur la base de celle-ci, notre coopération avec l’Agence est suspendue.»
Il a ajouté : « Si certaines conditions sont remplies, la décision finale concernant toute coopération avec l’Agence, conformément à la résolution parlementaire, incombe au Conseil suprême de sécurité nationale. Nous en avons informé l’Agence, et toute demande sera examinée par cet organe. »

