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Washington peu enclin à de nouvelles sanctions contre l’Iran et la Syrie

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AFP : Malgré les récents avertissements du président américain George W. Bush à l’Iran et à la Syrie pour dénoncer leur « ingérence » en Irak, les Etats-Unis ne semblent pas prêts à prendre de nouvelles sanctions contre ces deux pays.
M. Bush a élevé le ton la semaine dernière quand il a accusé les deux pays de s’ingérer dans la politique interne irakienne, dénonçant notamment l’infiltration de rebelles en Irak à partir des frontières communes.
« Nous continuerons de faire savoir clairement, tant à la Syrie qu’à l’Iran (…) que l’ingérence dans les affaires internes de l’Irak n’est pas de leur intérêt », avait déclaré le président américain George W. Bush, en recevant à la Maison Blanche le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.
Il a réitéré son avertissement lundi: « Nous avons adressé des messages aux Syriens par le passé, et continuerons à le faire. Nous avons des outils à notre disposition, (…) allant d’outils diplomatiques à la pression économique. Rien n’est exclu », a averti le président américain.
Mais de hauts responsables américains ont indiqué que pour le moment, aucune nouvelle sanction, au-delà de celles déjà imposées en mai, n’étaient en préparation contre la Syrie.
Le porte-parole du département d’Etat Richard Boucher a souligné que l’administration américaine réexaminait constamment la loi « Syria Accountability Act », entrée en vigueur le 11 mai et qui impose des sanctions économiques à la Syrie, mais « pour l’instant je n’ai rien de nouveau ».
Les sanctions imposées en mai bannissent notamment les exportations de munitions et celles de tout produit des Etats-Unis vers la Syrie à l’exception de la nourriture et des médicaments et autorisent Washington à geler les avoirs syriens aux Etats-Unis.
Les Américains soulignent que les Syriens ont montré quelques signes de coopération en renforçant les contrôles aux frontières et sur les mouvements de fonds qui pourraient être fournis aux rebelles en Irak.
Dans le cadre de la loi, Washington a une palette de mesures supplémentaires à sa disposition comme diminuer la représentation diplomatique américaine à Damas ou limiter la liberté de circulation des diplomates syriens aux Etats-Unis.
Mais l’administration Bush semble peu empressée à mettre en place de telles mesures qui pourraient couper tout lien avec Damas et mettre en danger l’actuelle coopération entretenue actuellement avec la Syrie.
« Il n’y a pas de discussions en ce moment sur le fait de faire quelque chose de plus », a dit un responsable américain sous couvert d’anonymat.
Mais les Etats-Unis ne se privent pas pour autant d’accroître la pression verbale. Ainsi mercredi, le secrétaire d’Etat adjoint Richard Armitage qui répondait à des journalistes arabes l’interrogeant sur le froid des relations entre Washington et Damas, a dit « espérer des jours meilleurs avec la Syrie. Mais tout dépend du président syrien Bachar al-Assad ».
Avec l’Iran, pays qualifié par le ministre irakien de la Défense comme « le plus dangereux ennemi de l’Irak », la marge de manoeuvre des Américains semble également étroite.
Les premières sanctions contre Téhéran datent de 1979 après la prise d’otage de l’ambassade américaine et durant les deux décennies suivantes, tout échange entre les deux pays étaient interdits.
Même le président américain Bush qui cherche à tout prix à freiner les ambitions nucléaires de Téhéran a admis que les Etats-Unis n’avaient pas « beaucoup de moyens d’agir contre l’Iran ».
« Face à la situation iranienne également, je compte sur d’autres pour envoyer un message. Nous leur demandons d’écouter. Nous faisons partie d’un mouvement universel » pour ce désarmement (en Iran), avait ajouté le président.

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