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Le CNRI réagit aux déclarations irakiennes sur l’expulsion de l’OMPI d’Irak avant la fin de l’année

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Iran Focus : Dans un communiqué de presse publié par le CNRI, la Résistance iranienne a réagit vivement aux déclarations du porte-parole irakien Ali Dabagh qui annonçait hier l’intention du gouvernement Maliki d’expulser les habitants d’Achraf.

« Ali Dabagh, porte-parole de Maliki, le premier ministre criminel irakien, a déclaré le 11 avril, que le gouvernement irakien était engagé à appliquer les décisions précédentes concernant la nécessité d’expulser l’OMPI d’Irak avant la fin de l’année. Il ne s’agit rien de moins que de mettre en œuvre l’ordre du fascisme religieux au pouvoir en Iran et les instructions de la force terroriste Qods. Cela indique manifestement une préparation du terrain pour poursuivre le massacre des Moudjahidine d’Achraf.

Le dimanche 10 avril, le ministre des Affaires étrangères des mollahs, Ali Akbar Salehi a déclaré : «Nous saluons l’action menée par le gouvernement irakien qui s’inscrit dans l’application de la constitution. » (Télévision officielle 10 avril). Par la suite, l’agence de presse des pasdaran tout en se félicitant du crime de Maliki, a écrit à son intention : « Si votre mesure n’est pas accompagnée par leur expulsion du sol irakien, elle se transformera vite en un instrument qu’ils [l’OMPI] utiliseront pour vous détruire, vous et le gouvernement irakien pour délit de violation des droits de l’homme. »

Sur le site officiel d’Ali Larijani, le président du Majlis des mollahs, on peut lire : « l’ambassadeur de la république islamique d’Iran avait prédit il y a trois mois que le gouvernement irakien mettrait en moins d’un an un point final au dossier du groupuscule terroriste des Monafeghine [terme péjoratif du régime pour désigner l’OMPI]. »

Les médias irakiens ont eux aussi dénoncé les liens entre les déclarations d’Ali Dabagh et les ordres des mollahs. Ils ont notamment souligné que « le pasdar Ghassem Soleimani, commandant de la force Qods iranienne a demandé aux partis et aux personnalités en Irak qui bénéficient du soutien matériel et militaire de l’Iran, de lancer une campagne politique contre les résidents sans défense d’Achraf et les Moudjahidine du peuple, opposants au gouvernement iranien. » « Des sources de renseignement à Bagdad ont dit que certains ministres, directement liés de façon organisationnelle au corps des pasdaran de la révolution, ont cherché à mettre de l’huile sur le feu lors du conseil des ministres en abordant le sujet de l’OMPI. Ils ont demandé qu’en échange de la poursuite du soutien de l’Iran à quelques courants au sein du gouvernement irakien, que pour expulser l’OMPI d’Irak, le dossier soit transmis du conseil des ministres irakiens au parlement. (Télévision Al-Sharghiah, 12 avril)

Il y a quelques années, de retour d’un déplacement en Iran, Maliki avait déjà dit que l’OMPI avait six mois pour quitter l’Irak. Ali Dabagh en juin 2008 avait rapporté une décision similaire du conseil des ministres. Auparavant également en décembre 2003, les acolytes de Maliki au conseil du gouvernement avaient annoncé que l’OMPI avait trois semaines pour partir.

Mais Maliki et ses complices, comme Ali Gheidan et Ali Dabagh, doivent avant tout se rappeler que pour le massacre du 8 avril qui a tué 34 habitants sans armes du camp d’Achraf et fait plus de 300 blessés, relève de l’inculpation de crime contre l’humanité et de crime de guerre. Les Moudjahidine d’Achraf sont des personnes protégées par la 4e convention de Genève et leur présence en Irak repose sur le droit international. La grave violation de leur droit, selon l’ordonnance de la justice espagnole et du statut de la cour pénal internationale (traité de Rome) relève du crime contre la communauté internationale et du crime de guerre. C’est dans cette optique que la justice espagnole a jusqu’à présent cité à comparaître 5 responsables de Maliki et qu’elle les recherche.

Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, dans un discours le 11 avril lors d’une cérémonie d’hommage aux martyrs du 8 avril d’Achraf, a notamment déclaré : « selon la loi et les conventions internationales, les droits des habitants d’Achraf sont incontestables et on ne peut les bafouer. A moins que l’on veuille sacrifier les enfants du peuple iraniens pour satisfaire les dictateurs. Toutefois, dès le premier jour à Achraf,  nous avons dit au commandant adjoint de la force multinationale et au représentant du gouvernement et de l’ambassade des Etats-Unis, et deux jours avant l’attaque du 8 avril nous avons dit à l’ONU et aux Etats-Unis que nous n’insistons pas pour rester en Irak. Ils peuvent à l’instant amener un avion et emmener l’ensemble des Achrafiens aux Etats-Unis qui leur ont pris leurs armes ou en Europe. Nous assurons les frais de l’avion (…) Nous l’avons déjà dit et je l’ai moi-même annoncé qu’avant tout autre lieu, nous sommes prêts et nous préférons retourner dans notre pays, en Iran. Sous condition que notre sécurité, la liberté d’expression et d’activités politiques nous soient garantie par le conseil de sécurité de l’ONU et les instances internationales et que cela soit accepté et déclaré par le guide suprême des mollahs, avec son nom et sa signature. »

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