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Iran-USA: Le rôle de l’armée dans le nucléaire en Iran inquiète les Etats-Unis.

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Le Washington Times, 6 octobre – L’administration Bush a exprimé hier son inquiétude quant au rôle de l’armée en Iran dans le programme nucléaire du pays, déclarant que cela soulevait de nouvelles craintes sur la quête d’armes nucléaires de Téhéran.

Le porte-parole du departement d’Etat Sean McCormack, a déclaré que le gouvernement américain partageait les mêmes préoccupations que celles des experts de l’ONU sur le contrôle du programme nucléaire iranien, sur l’usage civil duquel insiste le régime islamique.

« Il s’impose à la raison que l’unique conclusion logique d’une participation de l’armée à un programme nucléaire, c’est qu’ils essaient de fabriquer une arme atomique » a dit M. McCormack en réponse à un article de l’édition d’hier du Washington Times. « Et cela fait longtemps que ça nous préoccupe. »

Le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) basée a Vienne en Autriche, la principale agence de non prolifération des Nations Unies, a conclu le mois dernier que l’Iran avait violé ses promesses antérieures de déclarer son programme nucléaire et a annoncé que la question pourrait être envoyée au Conseil de Sécurité de l’ONU pour d’éventuelles sanctions.

Les négociations entre l’Iran et les puissances de l’Union Européenne, à savoir, la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne visant à éviter la saisine du Conseil de Sécurité, sont interrompues.

Par ailleurs, l’agence de presse de la République islamique, le service de presse officielle, a rapporté hier que l’ambassadeur du pays à l’ONU, Mohammad-Javad Zarif, percu comme une force modératrice dans la confrontation avec Washington et l’Occident, avait démissionné du groupe iranien en charge des négociations nucléaires.

Aucune explication n’a été donnée, mais des parlementaires en Iran se sont plaints cette semaine que le gouvernement d’à peine deux mois de Mahmoud Ahmadinejad ait affiché des opinions intransigeantes pour les négociations sur le programme nucléaire suspect d’Iran.

« Malheureusement, la première action du gouvernement a été de remplacer les négociateurs nucléaires et de se priver ainsi de l’expertise et de la conficance qu’ils avaient acquises », a déploré le parlementaire Hassan Afarideh, considéré comme un modéré.

M. McCormak a fait en sorte de dissocier l’administration Bush d’un nouveau rapport des Moudjahidine du peuple, aussi connu comme étant la résistance iranienne ou les Moudjahidin-e Khalq (MeK) en persan, qui soulève la question du contrôle militaire du programme nucléaire en Iran. Le groupe exilé à Paris est vigoureusement opposé au régime islamique de Téhéran.

Les Etats-Unis et plusieurs gouvernements européens considèrent les MeK comme une organisation terroriste.

Mais le groupe s’est avéré être une source clé d’information sur les activités nucléaires iraniennes par le passé, révélant des sites et des programmes nucléaires qui n’étaient connus ni des Etats Unis, ni des autorités de l’AIEA.

Le Washington Times a d’abord relaté mardi un nouveau rapport majeur des MeK, qui expose en partie comment les chefs du conseil des gardiens de la révolution iraniens, la force militaire mise en place pour protéger et préserver la révolution islamique de 1979, dominent désormais le cabinet de M. Ahmadinejad et le conseil de sécurité nationale qui supervise les négociations nucléaires.

L’ex-commandant des gardiens de la révolution, Ali Larijani, considéré comme un ténor des ultras, est à la tête du conseil de sécurité et le chef des négociations avec l’AIEA.

De même, des commandants supérieurs du conseil des gardiens de la révolution ont été nommés à la sécurité interne du conseil, aux postes stratégiques et politiques ces dernières semaines.

M. McCormack a noté que l’AIEA elle-même avait fait un rapport sur l’implication de l’armée iranienne dans un atelier de centrifugeuses nucléaires et qu’une unité des forces armées avait mené des travaux liés au nucléaire sur un site à Lavizan, détruit avant que des inspecteurs de l’ONU n’aient pu l’inspecter.

« Ce rapport du MEK mis à part, il y existait déjà des inquiétudes et des questions non réglées sur le rôle de l’armée iranienne dans leur programme nucléaire » a t-il dit.

James Lucier, Directeur de l’Alliance pour la Democratie en Iran, basée à Washington, a dit que la montée des vétérans des gardiens de la révolution était particulièrement inquiétante, dans la mesure où les chefs des gardiens sont bien plus ideologiques et dévoués aux religieux ultras au pouvoir, que les forces militaires conventionnelles iraniennes.

« Dans un sens, il aurait été préférable que la véritable armée iranienne ait pris le contrôle» des négociations nucléaires, a-t-il dit.

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