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Les USA demandent aux banques de cesser toutes opérations avec l’Iran

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The Independent on Sunday , 3 décembre – Par Andrew Murray-Watson – Plusieurs grandes banques britanniques craignent de subir toute la colère de la loi américaine si elles refusent de céder à la pression de Washington qui réclame que toutes opérations avec l’Iran cessent.

Les hauts responsables de l’administration du président George Bush font pression sur les banques opérant aux Etats-Unis, telles que RBS, HSBC et Barclays, pour qu’elles arrêtent de travailler pour le compte de clients professionnels britanniques en Iran. Barclays aurait déjà annoncé aux sociétés faisant partie de sa clientèle qu’elle n’accepterait plus aucun versement provenant de transactions avec l’Iran.

Le directeur financier d’une société cotée à l’AIM et menant des opérations significatives en Iran a déclaré : « Barclays nous a dit qu’il ne pouvait plus réaliser nos transactions bancaires ayant un lien avec l’Iran. On ne nous a pas dit pourquoi ». HSBC a annoncé qu’ils n’accepteraient plus les transactions en dollars venant de l’intérieur de l’Iran, tandis que RBS a refusé de faire des commentaires.

Bien que les banques britanniques en question soient inscrites à la cote officielle britannique et enregistrées au Royaume-Uni, toutes sont également cotées aux Etats-Unis où elles réalisent des transactions importantes, ce qui les rend potentiellement vulnérables à une action du gouvernement américain.

Un haut responsable de l’une des banques affectées par cette décision a affirmé : « Les conséquences d’un refus de coopérer avec l’Amérique au sujet de l’Iran n’ont pas été clairement définies, mais on nous a bien fait comprendre que l’on n’avait aucun intérêt à le découvrir ». La porte-parole du département américain au Trésor a confirmé que des réunions avaient eu lieu avec les directeurs bancaires britanniques. Toutefois, elle a souligné que ces pourparlers avaient été organisés pour que les dirigeants américains puissent « fournir des informations aux banques » à propos des risques que cela comporte de permettre à l’Iran de demeurer membre de la communauté financière internationale.

Les hommes d’affaires britanniques sont de plus en plus inquiets d’avoir maille à partir avec la loi américaine ou les interdictions réglementaires pesant sur des opérations ayant lieu au Royaume-Uni ou dans un autre pays. Le mois dernier, les victimes américaines d’attentats terroristes ont décidé de poursuivre en justice les filiales aux Etats-Unis de NatWest et du Crédit Lyonnais parce que leurs sociétés mères avaient fourni des services bancaires au Royaume-Uni et en France à des fondations caritatives suspectées par le département américain du Trésor d’avoir des liens avec le Hamas, organisation militante palestinienne.

Les USA ont imposé des sanctions unilatérales à l’Iran en raison de son soutien présumé au terrorisme international. Toute personne transgressant ces restrictions économiques risque une amende de 250 000 dollars et 20 ans de prison.

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