IranNucléaireKouchner auditionné sur l’Iran le 2 octobre

Kouchner auditionné sur l’Iran le 2 octobre

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Le Figaro, 18 septembre – Le ministre sera entendu par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale notamment sur le nucléaire iranien.

En pleine polémique sur le dossier iranien, Bernard Kouchner va avoir l’occasion de s’expliquer. Le ministre sera en effet auditionné par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale le 2 octobre, jour d’ouverture de la session ordinaire du Parlement.

L’opposition de gauche avait demandé mardi par des rappels au règlement au Sénat et à l’Assemblée nationale l’organisation d’un débat en séance sur le nucléaire iranien dès la session extraordinaire en cours, qui s’est ouverte mardi et doit s’achever le 26 septembre

«EVITER LA GUERRE»

«Tout doit être fait pour éviter la guerre», a déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, depuis Moscou. Une mise au point nécessaire après le tollé provoqué par ses propos alarmants tenus dimanche sur la crise du nucléaire iranien (réécouter ci-dessous). «Il faut négocier, négocier, négocier, sans relâche, sans rebuffade», a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

«J’ai dit que le pire ce serait la guerre (…) On ne peut pas faire plus pacifique que moi mais il ne faut pas se voiler la face», a poursuivi Bernard Kouchner, reprenant ses propos tenus dimanche sur un risque de «guerre» contre l’Iran.

UNE «MANIPULATION»

Le Figaro, 18 septembre – Le ministre sera entendu par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale notamment sur le nucléaire iranien.

Un peu plus tôt, dans l’avion qui le menait en Russie, le patron du Quai d’Orsay s’était défendu d’être «un va-t-en-guerre», selon des dires rapportés par Le Monde. «S’il y a une nouvelle résolution de l’ONU, nous en serons heureux. S’il n’y en a pas, nous construirons en tout cas des sanctions», a prévenu Bernard Kouchner qui explique avoir voulu «attirer l’attention sur la gravité de la crise» avec l’Iran.

Le ministre des Affaires étrangères a d’ailleurs accusé la presse de «manipulation» dans cette affaire. «On se retrouve à la tête d’un maelström. On dit : Bernard Kouchner veut la guerre, mais ce n’est pas vrai. C’est une manipulation. Je ne veux pas la guerre, je veux la paix», a déclaré le ministre sur l’antenne de radio Echo de Moscou.

LA RUSSIE S’INQUIETE

Malgré cette mise au point, les critiques se poursuivent, notamment dans la presse du Golfe. Mardi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue français, le chef de la diplomatie russe a vivement dénoncé les sanctions unilatérales imposées à la République islamique sur son programme nucléaire et a mis en garde l’Occident contre tout usage de la force contre Téhéran. «La Russie s’inquiète devant les multiples informations selon lesquelles des sanctions militaires contre l’Iran sont sérieusement envisagées dans la région», a déclaré Sergueï Lavrov.

L’IRAN HAUSSE LES EPAULES

Pour sa part, le président iranien a accueilli d’un haussement d’épaules la mise en garde lancée par le chef de la diplomatie française contre le risque de guerre si Téhéran met au point une arme nucléaire, affirmant que ces déclarations ne devaient pas être prises au sérieux. «Nous ne prenons pas ces menaces au sérieux», a dit Mahmoud Ahmadinejad. «Les spéculations des médias diffèrent des mots véritables et nous ne prenons pas ces remarques sérieusement».

Quant à l’adjoint d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, il a demandé au gouvernement français de «réviser sa position» et «d’évaluer la situation de manière réelle et logique». «Les déclarations de Bernard Kouchner sont inacceptables pour les Iraniens. Il a été influencé par le climat qui a été crée», a déclaré Abdolreza Rahmani Fazli.

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