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L’opposition iranienne en exil demande à l’ONU une résolution sur le « massacre » d’opposants en 1988

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L'opposition iranienne en exil demande à l'ONU une résolution sur le « massacre » d'opposants en 1988

Avec l’AFP – La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), Maryam Radjavi, a demandé mercredi aux Nations unies d’adopter une résolution sur le « massacre » de milliers d’opposants politiques en Iran en 1988.

« Nous commémorons l’anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran, un terrible génocide commis par la dictature religieuse », a déclaré Mme Radjavi dans un communiqué publié à l’occasion d’une exposition à la mémoire des victimes de la répression de 1988 à la mairie du IIe arrondissement à Paris, en présence de plusieurs élus français.

D’août 1988 à février 1989, les autorités iraniennes ont procédé à des exécutions massives de prisonniers politiques. Près de 5.000 prisonniers ont été tués, selon Amnesty International. Le CNRI, dont la principale composante est l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), évoque le chiffre de 30.000 morts, pour la plupart des militants de l’OMPI.

« Les Nations unies ont évité de prendre position à ce sujet. C’est ça la politique de complaisance. C’est sacrifier les droits de l’Homme sur l’autel du commerce. Il est temps aujourd’hui pour l’ONU d’adopter une résolution sur ce massacre. La communauté internationale doit faire juger les mollahs au pouvoir en Iran », a demandé Mme Radjavi.

Dans son message, la présidente du CNRI a fait mention d’un enregistrement audio de l’ayatollah Hossein Ali Montazeri, ancien dauphin de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, qui vient d’être rendu public en Iran.

Selon ce document, daté de 1988, Hossein-Ali Montazeri qualifie la répression de « crime le plus terrible commis en république islamique ».

« C’est à cause de ses protestations que Montazeri a été destitué et assigné à résidence jusqu’à la fin de sa vie », a souligné la présidente du CNRI, accusant le ministre actuel de la Justice en Iran, Mostafa Pour-Mohammadi, d’être l’un des principaux responsables de la répression de 1988.

 

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