La ville de Zahedan, capitale de la province du Sistan-et-Baloutchistan, dans le sud-est de l’Iran, a de nouveau été le théâtre de manifestations populaires. Le vendredi 16 janvier, les protestations ont éclaté dans les rues de Zahedan immédiatement après la prière du vendredi. Ces rassemblements se sont déroulés sous haute surveillance policière. Malgré l’important déploiement des forces militaires, le mouvement de protestation populaire a pris fin.
Après la prière du vendredi, un groupe d’habitants de Zahedan s’est rassemblé dans les rues autour de la mosquée Makki, principale mosquée sunnite de la ville. Les manifestants scandaient : « Khamenei est un meurtrier ; son règne est illégitime. »
Des slogans tels que « Mort à Khamenei » et « Mort au dictateur » ont également été entendus lors des manifestations de Zahedan. Les manifestations des habitants de Zahedan ont eu lieu alors que le régime iranien, en proie à la terreur, perpétrait des massacres dans plusieurs villes du pays.
Over 50,000 Arrests During the Bloodiest Crackdown #IranProt #FreeIran2026ests #IranRevolutionhttps://t.co/8DbnJ40tPQ
— Iran Focus (@Iran_Focus) January 15, 2026
Le siège militaire de Zahedan le jour des manifestations
Dès l’organisation des manifestations à Zahedan, la ville s’est militarisée. Des militaires et des forces de sécurité ont été déployés dans toute la ville dès les premières heures de la journée. Les routes menant à la mosquée Makki ont été placées sous strict contrôle. Des véhicules militaires étaient omniprésents dans les rues.
Ce déploiement massif a fortement restreint la circulation des citoyens. Les forces armées ont installé des points de contrôle. Les services de sécurité du régime ont cherché à réprimer tout rassemblement. Malgré cela, des manifestations se sont formées et des slogans ont résonné dans toute la ville.
People in Iran deserve to live free.
The European Parliament will keep pushing to designate the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) as a terrorist organisation.
It would mean further degradation of the IRGC's ability to operate with impunity, disrupt their cash flow,… pic.twitter.com/XW2XABoP6i
— Roberta Metsola (@EP_President) January 17, 2026
L’atmosphère sécuritaire à Zahedan ne s’est pas limitée au vendredi. Les jours précédents, des signes d’alerte maximale étaient visibles dans toute la ville. Des sources locales ont fait état d’une présence accrue d’agents de sécurité en civil. Ces mesures ont suscité une vive inquiétude parmi les habitants.
Le jeudi 15 janvier, les forces de sécurité ont perquisitionné les commerces. Ces forces sont apparues dans les quartiers de Zahedan et de Chabahar, ville portuaire de la province du Sistan-et-Baloutchistan, sujets à des manifestations. Elles ont confisqué les cartes mémoire des caméras de vidéosurveillance sans aucun mandat judiciaire.
Les citoyens perçoivent cette action comme une tentative d’identifier les manifestants. La collecte des images est considérée comme un moyen de pression sécuritaire exercé en amont des manifestations de Zahedan. Ce comportement ne fait que renforcer le climat de répression.

