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La Syrie, le Hezbollah et le régime iranien ont entravé la réconciliation libanaise pendant des années

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À l’occasion de la visite au Liban de Morgan Ortagus, envoyée spéciale adjointe des États-Unis pour le Moyen-Orient, et de ses rencontres avec des responsables libanais, Sami Gemayel, chef du parti Kataeb libanais, a déclaré que le désarmement du Hezbollah n’était plus sujet à discussion.

Le 5 avril, M. Gemayel a déclaré à la chaîne de télévision libanaise LBCI que la présence d’armes hors du contrôle du gouvernement violait la Constitution, l’État de droit et le principe d’égalité entre les citoyens.

Il a souligné que la réconciliation nationale ne devait pas servir de prétexte à la persistance de cette situation.

M. Gemayel a également déclaré que le gouvernement syrien, le Hezbollah et le régime iranien faisaient obstacle depuis des années à la réconciliation entre les Libanais. Cependant, il a affirmé qu’aujourd’hui, après cinq décennies, une véritable opportunité de dialogue et de construction d’un avenir commun s’offrait.

Cette personnalité politique libanaise a souligné que la réconciliation doit reposer sur la vérité et le respect mutuel des diverses opinions du peuple libanais. Il a ajouté que tant que certains croiront pouvoir imposer leur volonté par la force des armes, aucun consensus national ne pourra être atteint.

Selon les médias arabophones, la présidence libanaise a annoncé que le président Michel Aoun avait rencontré Ortagus samedi pour discuter de la situation dans le sud et l’est du Liban, des réformes financières et économiques et des stratégies de lutte contre la corruption.

Une réunion privée entre Aoun et Ortagus a eu lieu avant les entretiens officiels.

Il était prévu que des discussions sur le désarmement du Hezbollah et la limitation des activités du groupe figurent parmi les sujets abordés lors de ces rencontres.

Plus tôt, le 7 février, Ortagus avait déclaré au palais présidentiel de Baabda, au Liban, que les États-Unis avaient fixé une ligne rouge : le Hezbollah ne doit pas faire partie du futur gouvernement libanais.

Évoquant ce qu’elle a qualifié de « défaite » du Hezbollah dans son conflit avec Israël, elle a déclaré que « l’ère du terrorisme du Hezbollah est révolue ».

Le 8 février, Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire « Loyauté à la Résistance » représentant le Hezbollah, a qualifié les propos d’Ortagus d’« ingérence flagrante dans la souveraineté du Liban » et de « totalement contraires aux normes diplomatiques et aux principes des relations internationales », les qualifiant de malveillants et d’irresponsables.

Le 3 avril, des sénateurs républicains et démocrates de haut rang siégeant à la commission des relations étrangères du Sénat américain ont averti que l’armée libanaise devait accélérer la mise en œuvre du cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, négocié par les États-Unis, sous peine de voir l’aide militaire de Washington à Beyrouth réexaminée.

En vertu de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, le groupe est tenu de déplacer ses forces et ses armes à au moins 32 kilomètres de la frontière libano-israélienne. En contrepartie, Israël s’engage à se retirer totalement des territoires libanais occupés restants, et l’armée libanaise prendra le contrôle des zones libérées.

Lors de la rencontre entre Aoun et Ortagus, les deux parties ont discuté de questions liées au Sud-Liban, des activités du comité international de suivi, du processus de retrait israélien et de la situation sécuritaire le long de la frontière libano-syrienne.

Selon la chaîne de télévision Al Hadath, les réformes financières et économiques, ainsi que les efforts du gouvernement libanais en matière de lutte contre la corruption, figuraient également au programme des négociations.

Ortagus a également rencontré le Premier ministre libanais Nawaf Salam lors de son voyage et a discuté du renforcement de la coopération économique, de la mise en œuvre de réformes structurelles et de la promotion de la transparence financière.

La Syrie, le Hezbollah et le régime iranien ont entravé la réconciliation libanaise pendant des annéesLa visite de retour de l’envoyé américain au Liban intervient à un moment où le pays continue de faire face à la stagnation économique, aux troubles politiques et à un grave effondrement des infrastructures publiques.

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