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À Mashhad, face à la flambée des prix des sépultures, les habitants enterrent leurs défunts dans les villages voisins

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Le quotidien d’État Shargh a publié un article sur la hausse vertigineuse des prix des sépultures à Mashhad, expliquant que les habitants de la ville sont contraints d’enterrer leurs proches dans les villages avoisinants, faute de pouvoir faire face à ces coûts exorbitants.

Dans son article intitulé « Mort selon les classes sociales », paru le dimanche 2 novembre, le journal téhéranais indique que le prix des sépultures au sein du mausolée du huitième imam chiite – administré par Astan Quds Razavi, l’une des institutions religieuses et économiques les plus riches d’Iran – se chiffre en milliards de rials, tandis qu’au cimetière « Behesht Reza », géré par la municipalité de Mashhad, les prix s’envolent.

Shargh ajoute : « Ces tarifs astronomiques, conjugués à la précarité économique, contraignent de nombreuses personnes à se tourner vers les cimetières villageois pour enterrer leurs proches et ainsi éviter des dépenses excessives. »

Selon l’enquête du journal, le prix des concessions funéraires dans les cimetières gérés par la municipalité de Mashhad varie de 60 millions à 18 milliards de rials (environ 52 à 15 652 dollars).

Le salaire mensuel d’un travailleur ayant deux enfants est d’environ 130 dollars.

Les concessions dans les cimetières gérés par Astan Quds Razavi sont encore plus chères, leur prix oscillant entre 1 et 12 milliards de rials (environ 870 à 10 435 dollars).

Shargh cite un habitant d’un village voisin qui affirme que l’afflux de Mashhadiens enterrant leurs morts dans les cimetières ruraux a engendré une pénurie de places pour les villageois.

Hassan, un autre habitant d’un village près de Mashhad, a confirmé ces propos et décrit le « déplacement des défunts vers les cimetières villageois », déclarant : « Notre village est très petit et possède un cimetière communal. Récemment, des personnes extérieures au village y ont amené leurs défunts la nuit pour les enterrer. Nous avons clôturé le cimetière, mais cela a continué. Avec le chef du village, nous avons décidé d’y mettre un terme à tout prix et nous suivons la situation de près.»

La crise croissante des cimetières en Iran

Ces dernières années, de nombreux rapports ont fait état de la pénurie et de la hausse du coût des sépultures à travers l’Iran.

En mai 2025, Mehdi Pirhadi, directeur de la Commission des services urbains du Conseil municipal de Téhéran, a averti qu’en raison des retards dans la construction d’un nouveau cimetière et de la saturation imminente de Behesht Zahra, le plus grand cimetière de la capitale, il n’y aurait plus de places disponibles pour les inhumations à Téhéran dès octobre 2025.

M. Pirhadi a précisé que si la décision concernant la construction d’un nouveau cimetière à Téhéran n’était pas prise avant la fin du mois, il n’y aurait plus de places disponibles dès le début de l’automne, car il ne reste que quelques emplacements limités à Behesht Zahra.

D’après lui, en 2024, le conseil municipal de Téhéran avait désigné cinq sites potentiels pour un nouveau cimetière, et les travaux, dans le sud de la ville, devaient débuter en mars 2025.

À Mashhad, face à la flambée des prix des sépultures, les habitants enterrent leurs défunts dans les villages voisinsSelon une résolution du conseil municipal de Téhéran de mai 2024, le prix d’une concession funéraire à Behesht Zahra pour les familles endeuillées est passé de 39 millions de rials en 2023 à 150 millions de rials en 2024.

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